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Lettre à mon narcissique – Je ne serai plus jamais ta prisonnière

Lettre à mon narcissique – Je ne serai plus jamais ta prisonnière

Aujourd’hui, j’ai décidé de me libérer de toi. J’ai enfin réalisé que tu n’es pas l’homme que je mérite. J’ai ouvert les yeux et j’ai vu quel homme j’avais eu à mes côtés pendant tout ce temps. En fait, je ne peux même pas te qualifier d’« homme ». Je devrais te qualifier d’« erreur », parce que c’est ce que tu es.

Et je n’ai été qu’une de ces filles naïves, piégée par tes mensonges.

Je suis l’une de celles qui t’ont aimé aveuglément.

Je suis celle qui méritait tout, mais qui n’a rien reçu. Et le seul coupable, c’est toi. TOI, TOI, TOI ! Tu as fait de ma vie un enfer. Je me souviens de la personne joyeuse que j’étais quand je t’ai rencontré. J’étais une fille marrante, ayant le sens de l’humour et de l’estime de soi. J’étais l’âme de toutes les fêtes et une personne avec qui les gens aimaient discuter.

Mais après, je t’ai rencontré. Je maudis ce jour où je t’ai vu et où j’ai accepté ton invitation. Parce que c’est ce jour-là que mon calvaire a commencé. J’ai été ta prisonnière pendant longtemps. Tu m’as torturée avec tes manipulations. Tu m’as fait des choses horribles, tu m’as donné l’impression d’être nulle … Tout en affichant un sourire et en me tournant le dos. Mes larmes ont été ta victoire.

Je ne voulais que t’aimer.

Je voulais simplement que tu fasses attention à moi. Mais c’était trop te demander. En fait, quand j’y pense, je comprends que tu étais jaloux de moi. Tu étais jaloux des amis que j’avais et de ma vie prospère. Tu ne pouvais pas supporter d’être avec quelqu’un de fort comme moi. Tu avais le besoin de dominer notre relation et c’est ce que tu as fait.

Tu m’as manipulée, me convainquant que tu étais la seule personne dont j’avais besoin pour être heureuse. Tu ne m’autorisais plus à contacter ma famille ou mes amis, parce qu’au fond, tu avais peur qu’ils me disent à quel point tu étais mauvais. Tu as brisé mon cœur un million de fois. Je pleurais et je te suppliais de ne plus me faire du mal, mais tu n’écoutais rien.

Tu étais incapable de ravaler ta fierté et de m’autoriser à avoir raison, ne serait-ce qu’une fois.

Tu devais être le meilleur ! Tu devais êtes le plus talentueux ! Tu devais être parfait ! Et je n’étais jamais assez bien à tes yeux. J’avais l’impression d’être une simple femme médiocre, me tenant à tes côtés et ne m’exprimant que quand tu me demandais quelque chose.

Je n’avais plus aucune estime de moi-même. Je me croyais la femme la plus laide dans la pièce et en fait, j’étais la plus belle. Mais tu m’as conduite à me sentir comme ça. Juste pour que toi, tu te sentes bien. Pour que ton égo soit tout-puissant. Tous se disant que tu étais le gros lot…

Mais dans tout ce désordre, tu as oublié une chose importante – l’amour. Traite-t-on quelqu’un que l’on aime comme tu m’as traitée ? Permet-on à une femme que l’on aime de pleurer et de passer des nuits blanches à ressasser toutes les horreurs qu’on lui a faites ? Crois-tu vraiment que c’est une preuve d’amour ? Je ne pense pas ! Ce n’est pas de l’amour mon cher, c’est de la survie. C’est un combat pour sa propre vie, parce que l’on n’arrive pas encore à laisser tomber.

Je sais que j’ai été violentée, mais quelque part, je pensais que ça passerait.

Je pensais que mon amour te guérirait. Je pensais que tu traversais simplement un moment difficile. Oh, combien d’excuses t’ai-je trouvées ! Je ne me souviens pas du nombre, mais je sais que c’est bien plus que tu en méritais. La vie avec toi a été une leçon qu’il me faut retenir – pour les jours meilleurs, la vie à venir. Je devais être plus forte et apprendre ce à quoi l’amour ne doit jamais ressembler.

Et tu as été un professeur brillant. J’ai été ta meilleure élève, décrochant les meilleures notes du monde. J’ai appris à pleurer jusqu’à ce que je m’endorme, pensant que je n’étais pas assez bien. J’ai appris à ne pas faire confiance à mes amis quand ils me disaient à quel point tu étais toxique.

J’ai appris à trouver des excuses à chaque chose affreuse que tu faisais. J’ai appris à t’offrir l’autre joue pour que tu me frappes. Parce que, comme tu le disais – je méritais tout ça. Chaque insulte, chaque gifle, chaque regard acéré.

Tu étais tellement toxique que tu t’es insinué en moi, me dévorant vivante jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.

Tu as tué la fille que j’étais. Je ne suis plus que l’ombre de cette fille joyeuse que tu as vu en moi lorsque nous nous sommes rencontrés. Je ne me reconnais plus. Je suis telle une morte-vivante. Alors, permets-moi de te demander quelque chose : « est-ce que ce que tu vois te rend heureux ? Es-tu satisfait de la femme en laquelle tu m’as transformée ? » Je suppose que oui, parce que me voir dans cet état nourrit ton âme – cet endroit sombre et glacial où l’amour n’a aucune place.

Tu sais, je suis peut-être comme ça maintenant, mais j’ai compris ce que tu m’as fait. J’ai réalisé que tu étais un homme toxique et que je n’avais pas besoin de toi dans ma vie. Je mérite tellement plus et tu ne peux pas me le donner. En fait, tu ne peux me donner rien de plus.

Tu sais pourquoi ? Parce que j’en ai tellement terminé avec toi. Alors, vis ta vie, mais ne me cherche plus. Je suis immunisée contre tes belles paroles et tes mensonges. J’espère simplement que viendra le jour où tu réaliseras que ce que tu as fait est terrible.

Et je sais que le karma ne pardonne pas et qu’il t’offrira ce que tu mérites. Ni plus, ni moins … La même quantité de douleur. Je veux juste que tu éprouves tout ce que j’ai éprouvé en étant avec toi.

Et cette fois, j’espère que tu retiendras la leçon parce que moi, j’ai bien retenu la mienne. Et devine quoi ? Je ne suis plus ta prisonnière !

La côté sombre et douloureux de l’amour - Quand deux personnes qui s’aiment ne sont pas destinées à être ensemble
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