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AnxiétéDépression

Ces signes dont on parle moins peuvent aussi être liés à une dépression

Beaucoup d’entre nous ont encore peur de parler de la dépression et cette crainte ne fait qu’aggraver la situation. Ce tabou qui persiste freine de nombreuses personnes dans leur recherche d’aide psychologique et/ou médicale dont elles ont pourtant besoin.

Habituellement, les gens associent la dépression à des symptômes tels que l’isolement, la tristesse, un appétit accru ou diminué, une fatigue chronique, un sentiment de désespoir et une difficulté générale à mener une vie normale. Tous ces symptômes sont, il est vrai, considérés comme des indicateurs d’une possible dépression mais d’autres signes plus discrets ou subtils sont aussi à surveiller.

Des douleurs musculaires à une libido en chute libre, la dépression peut vous mener à souffrir aussi bien physiquement que mentalement. Puisque beaucoup de ces symptômes sont liés à des troubles physiques, ils peuvent également être difficiles à déceler par des professionnels et peuvent être attribués par mégarde à d’autres troubles que la dépression.

Soyez vigilant.e !
Si vous pensez souffrir de dépression mais n’êtes pas sûr.e ou si vous avez des soupçons concernant quelqu’un de votre entourage, cette liste de signes dont on ne parle pas toujours pourrait vous aider à confirmer vos doutes.

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à en parler autour de vous ou à faire appel à des professionnels, c’est important de prendre soin de soi… et des autres.

1. Le moral qui joue au yoyo

Similaire au trouble bipolaire, vous pouvez passer d’un sentiment de joie à un sentiment de profonde tristesse en un claquement de doigt. Les pensées dépressives peuvent se manifester n’importe quand, suite à un détail anodin par exemple. Elles vous laissent avec des modification d’humeur difficiles à vivre au quotidien et la sensation de n’être qu’un pantin.

2. Cerveau en ébullition

Vous éprouvez la sensation de plus en plus forte que vos pensées deviennent un poids, qu’elles deviennent comme une obsession. Cela donne envie d’avoir un bouton off pour cesser ce vacarme dans votre tête. Elles peuvent aussi largement perturber votre sommeil, votre mémoire et votre attention.
Pour certain.e.s, la dépression peut augmenter les inquiétudes et créer un sentiment d’inutilité ou de négativité générale. Ces pensées nous font peur et déclenchent une succession de réactions chimiques négatives. Alors qu’en temps normal, le cerveau est capable de nous protéger de cela lorsque nous nous reposons, ici, il se voit court-circuité. Cela peut causer beaucoup d’agitation et une sensation de fatigue ou d’épuisement.

3. Perturbations du cycle de repos

Avec un cerveau qui ne veut plus s’arrêter de fonctionner, le manque de sommeil est inévitable. On voit aussi apparaître l’inverse, avec des gens qui finissent par s’endormir épuisés et qui subissent alors un trouble de l’hypersomnie (trop dormir).
Le manque de sommeil peut être dangereux puisqu’il conduit à d’autres problèmes de santé portant sur la pression artérielle, la prise de poids, le métabolisme, le jugement et la perception.

4. Insatisfaction généralisée

Une insatisfaction grandissante envers son propre travail et au final envers soi-même nous suit partout. Cela génère une pression plus forte, à toujours faire plus et toujours mieux ou au contraire, à abandonner progressivement et plus vite ce qui est entamé, par peur de l’échec.

5. Problèmes intestinaux

La dépression change la façon dont l’esprit et le corps répondent au stress. Cela peut conduire dans certains cas à une suppression ou à une modification de comment notre corps traite la nourriture. Un changement soudain de régime ou de rythme alimentaire amène des problèmes digestifs tels que des nausées, de la constipation et de la diarrhée.

6. Des migraines ou de violents maux de tête

Les personnes qui souffrent de dépression ont souvent des maux de tête. Ils sont causés par une contraction musculaire constante des muscles présents sur et autour de votre tête.
Ces migraines peuvent être la source de nausées, de vomissements et provoquer une sensibilité accrue au bruit et à la lumière. La douleur peut durer de quelques heures à plusieurs jours, ce qui peut aggraver la dépression par une combinaison du mal-être physique (la migraine) avec le mal-être psychique (la dépression).

7. Trouble du langage

Un autre aspect moins connu des conséquences de la dépression est celui de parler plus lentement ou d’interrompre ses phrases plus souvent.
Des recherches récentes ont montré que les patients atteints de dépression sévère avaient cette tendance à parler plus lentement, à prendre plus de temps pour compléter leurs phrases et à faire de plus longues pauses entre leurs mots.

8. Changement de personnalité

Votre vie se voit complètement bouleversée et dirigée par vos pensées noires. Les activités qui auparavant vous étaient agréables et vous motivaient ne vous intéressent désormais plus. Vous éprouvez des difficulté à vous acquitter de responsabilités professionnelles. Les tâches que vous aviez l’habitude de faire en peu de temps vous en prennent davantage aujourd’hui.
Même le simple fait de penser à ces dernières vous épuise.

Si vous étiez extraverti.e., il se peut que vous éprouviez un soudain désintérêt pour la socialisation.

Un signe à ne pas négliger car souvent peu associé à la dépression est l’hyperactivité. Nous associons souvent la dépression au manque d’énergie et à une faible activité mais l’inverse peut également se produire.

9. Perte d’intérêt pour le sexe

La dépression peut avoir des conséquences sur votre vie sexuelle et diminuer votre libido. Tout comme la dépression, le désir démarre dans notre cerveau et celui-ci n’étant pas au mieux de sa forme… De plus, la fatigue constante que vous ressentez ne vous donnera pas vraiment envie d’avoir des rapports. Autre effet pervers, l’impression d’être moche, nul.le et inutile qui ne feront que rajouter une raison à votre besoin de distance avec votre compagnon/compagne.

10. Se faire discret

Vous essayez de vous faire aussi discret.e que possible, de n’être qu’une plante laissée en arrière-plan. Si malgré tout, on vous prête attention, vous aurez l’impression qu’elle est illégitime. On atteint des niveaux olympiques du “syndrome de l’imposteur”.

Si vous ne le connaissez pas, ce syndrome donne la sensation à une personne qui en souffre que ses succès sont le résultat du hasard, de la chance, voire d’une erreur. Elle n’est pas capable de reconnaître objectivement sa juste valeur et est persuadée d’être nulle alors que son entourage l’admire et l’estime.

11. Incapacité à se projeter

Vous vous retrouvez dans l’impossibilité de construire des plans à long terme. Planifier à l’avance, se projeter, c’est comme de demander à un enfant de deux ans de résoudre des équations à 3 inconnues.

12. Irritabilité

On associe souvent la dépression à un état de tristesse constant mais ce n’est pas que ça. Vous pouvez aussi devenir excessivement irritable.
Tout le temps de mauvaise humeur, présentant une colère persistante, une tendance à répondre aux événements avec des accès de colère ou en insultant les autres. Vous pouvez aussi ressentir un sentiment exagéré de frustration pour des choses à priori sans importance.

13. Refuser catégoriquement d’être aidé.e

Certain.e.s trouvent un réconfort paradoxal au fait d’être déprimé.e.s.
Ça commence par l’idée que vous méritez de vous sentir misérable et donc vous repoussez fermement ceux qui tentent de vous venir en aide. Quand cette personne abandonne, cela vous conforte dans votre misère, la justifie : Tu vois, tu ne vaux rien, personne ne se soucie vraiment de toi. Vous finissez par vous convaincre que c’est vrai.

14. L’insouciance, le désintérêt total

Plus rien n’a d’importance, pas même vous. Pas même vos proches. C’est un symptôme qui implique d’être pris en charge rapidement car il peut déboucher tout aussi rapidement sur des idées suicidaires et tentatives de suicide.

15. Manquements à l’hygiène

Comme tout vous donne l’impression de nécessiter trop d’efforts, même prendre un minimum soin de vous ne semble plus une priorité. Éviter la douche, le brossage des dents ou simplement ne plus se brosser les cheveux sont autant d’indices d’un laisser-aller dépressif.
Cela vaut aussi pour l’entretien de votre logement ou de vos vêtements.

16. Paranoïa

Vous pensez que tous vos proches vous détestent et vous vous sentez comme un fardeau dans leur vie. Même si vous savez qu’ils vous aiment  et qu’ils feraient n’importe quoi pour vous, cela ne suffit pas. Vous commencez à prendre des distances quand vous vous sentez mal car vous voulez éviter cette sensation d’être un poids.

17. Perte de la notion du temps

Vous êtes tout le temps perdu.e.s dans vos pensées, au point de parfois même oublier de manger.

18. Évitement social

Vous annulez ou reportez vos rendez-vous, tout le temps et vous remettez toujours à plus tard la moindre activité qui implique d’être avec des gens. Vous vous convainquez d’être trop occupé.e ou n’avez tout simplement pas envie de sortir.
Ces sorties avec vos proches se réduisent sans que vous l’ayez particulièrement souhaité car vous n’avez pas l’impression de vous isoler des autres, vous vous sentez juste trop fatigué.e pour sortir.

19. Apparition ou réapparition d’addiction(s)

Vous vous réfugiez dans des habitudes peu saines et/ou répétitives. Cela peut être de rester de longues heures devant la télé, jouer trop longtemps à des jeux vidéos, (re)commencer à fumer, boire à outrance, manger beaucoup de sucreries ou de trucs gras.

20. Erreurs à répétition, distraction

Vous éprouvez des difficultés à comprendre des indications et encore plus à en fournir. Comprendre ce que vous entendez ou lisez est laborieux. Les malentendus avec ceux qui vous entourent s’accumulent. Vous ne parvenez plus à vous concentrer, à vous rappeler ce qu’ils vous ont dit, à faire des déductions simples, etc.

Vous vivez dans un brouillard mental qui génère du mal-être, de l’incompréhension sociale et, pire encore, aggrave la sensation de dépression.

21. Apparition de manies, toc

C’est le mécanisme de défense ultime de votre cerveau pour lui éviter de penser à toutes les autres choses qui vous préoccupent. Vous allez vous concentrer sur des détails ou développer des habitudes obsessionnelles qui vous aideront à gérer votre malaise. Se ronger les ongles, obsession sur l’hygiène, besoin de symétrie, etc.

22. Sentiment de culpabilité

Vous vous sentez coupable de tout. Tout ce qui va de travers dans votre vie et celle de vos proches est votre faute. Et même quand vous arrivez à relativiser, cela ne dure jamais longtemps.

23. Hypersensibilité

Vous réagissez avec une plus grande sensibilité aux situations de la vie quotidienne. C’est comme s’il manquait une “zone tampon” entre votre environnement et vous. Vous pouvez avoir l’impression d’être vide, de ne plus éprouver d’émotions, tout comme l’inverse. Tout se ressent à des niveaux extrêmes et c’est comme si vous étiez à la fois anesthésié.e et hypersensible.

24. Retour soudain à la normale

Ce signe est à surveiller de très près chez quelqu’un pour lequel vous avez des suspicions de dépression. Si vous constatez que cette personne se comporte soudain comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, il faut réagir au plus vite. Si cela se produit du jour au lendemain après une longue période de dépression, c’est un signe probable qu’il pense au suicide et se réjouit d’enfin bientôt pouvoir être en paix.
C’est d’autant plus inquiétant si son comportement s’accompagne de cadeaux offerts. Soyez vigilant si votre proche déprimé est soudainement super joyeux.

25. La “tâche impossible”

La dépression provoque généralement une perte de vitalité associée à une fatigue intense et à un manque d’énergie. Au quotidien, il devient alors difficile d’accomplir des gestes simples. C’est ce qu’on appelle la tâche impossible.
On en parle lorsque la personne ne se sent plus capable d’accomplir des tâches qui s’effectuaient jusqu’alors naturellement, sans y penser : aller acheter son pain, passer à la banque, faire son lit, répondre au téléphone, etc.

Cette impossibilité soudaine de faire quoi que ce soit est souvent incomprise par les proches (ils vous culpabiliseront sans le vouloir) et renforce le sentiment de solitude et de dépréciation de la personne dépressive.