AnxiétéDépression

À la fille qui cache son anxiété derrière son sourire

En gardant cela secret, tu te fais plus de mal que de bien ! 

J’ai l’impression d’avoir été bénie car j’ai été élevée dans une famille aimante et j’ai beaucoup reçu de la part de mes proches. J’avais de supers amis, des bonnes notes, des passions qui m’inspiraient. De manière générale, j’étais heureuse et reconnaissante pour la vie que j’avais la chance de vivre.

Mais, depuis que j’étais à l’université, je ressentais un sentiment que je n’avais jamais éprouvé auparavant et j’étais dans un état perpétuel de dépression. Ce qui était très inhabituel pour moi. Au lieu de parler de mes problèmes, j’ai décidé de cacher mon anxiété derrière un sourire.

Je prétendais être plus heureuse que je ne l’étais vraiment. Il a été facile de cacher ma dépression car je m’investissais beaucoup dans mes relations aux autres. Je leur donnais beaucoup d’amour et j’investissais énormément d’énergie dans le bonheur des autres, au lieu de me concentrer sur moi-même.

L’année dernière, j’ai compris que mon anxiété avait atteint un tel niveau que j’avais complètement perdu le contrôle de ma vie. J’avais constamment des crises de panique et je me sentais seule et stressée. Dans ma tête, je tergiversais à propos de mes problèmes mais je n’avais pas le courage d’en parler aux autres.

Je faisais tout mon possible pour être toujours occupée et pour remplir mon emploi du temps de différentes activités afin d ene pas avoir le temps de réfléchir à mes troubles psychologiques. Puis, j’ai finalement réalisé, l’année dernière, après plusieurs crises d’anxiété, que je ne m’étais jamais sentie aussi mal.

J’étais complètement seule et je n’étais pas sûre de pouvoir me sortir de cette situation. Finalement, j’ai décidé de tout avouer à ma mère. Elle est venue me rejoindre et j’ai partagé, avec elle, tous les sentiments négatifs que j’éprouvais depuis plusieurs mois.

Mon anxiété m’a permis d’apprendre quatre choses essentielles

1. De nos jours, presque tout le monde traverse des périodes de troubles psychologiques.

Vous n’êtes pas seule. Je le savais parfaitement aussi mais j’avais quand même peur. Il est important de s’informer sur sa santé mentale et de connaître son corps afin de savoir ce qui vous rend heureuse. Vous devez être capable de détecter les choses qui vous stressent et celles qui vous rendent plus épanouie.

Chacun de nous mène une bataille intérieure mais certains choisissent de cacher cette part quelque peu sombre de leur personnalité. Si vous êtes honnête avec vos proches à propos de ce que vous traversez, vous pouvez aussi, sans le savoir, les aider à régler certains de leurs problèmes.

2. Ce n’est pas parce que vous souffrez d’anxiété que vous le faites pour attirer l’attention des autres.

Comme moi, vous avez sûrement peur de parler de vos sentiments avec les autres. Vous ne voulez pas avouer que vous êtes différente et que vous souffrez de crises de panique parce que vous ne voulez pas être un fardeau pour vos proches.

Vous voyez qu’eux aussi ont leurs propres problèmes et que beaucoup de gens, sur notre planète, souffrent de maux bien plus importants. Mais, vous avez tort ! Lutter seule contre l’anxiété peut entraîner d’autres problèmes bien plus graves.

Vous devez impérativement trouver un système de soutien. Il est, bien sûr, effrayant de se montrer vulnérable et de confesser ses troubles à quelqu’un mais c’est seulement quand j’ai commencé à être honnête et franche que j’ai eu la chance de goûter, à nouveau, au bonheur.

3. Vous ne comprendrez jamais ce qu’il se passe si vous n’en parlez pas.

Mon anxiété a échappé à mon contrôle en janvier 2019. Je ne me suis jamais sentie aussi seule et perdue. Je cherchais les raisons qui me poussaient à me sentir de la sorte mais je cachais mes troubles aux autres. J’avais un peu honte car j’étais consciente qu’il y avait des gens dans ce monde qui avaient des problèmes bien plus graves.

Je ne voulais pas attirer l’attention des autres pour quelque chose que je pensais pouvoir régler seule. Mais, j’avais tort. Pour retrouver mon bonheur et ma force, j’ai dû parler de mes soucis avec ma mère. J’ai pu lui expliquer ce qu’il se passait et élaborer, avec son aide, un plan pour reprendre le contrôle de ma vie.

Une fois que j’ai avoué ce que je ressentais, j’avais comme une alliée, quelqu’un qui pouvait m’apporter son soutien. Je n’étais plus seule ! J’avais enfin une personne qui allait vérifier quotidiennement comment je me sentais et qui m’inspirerait. Elle m’a poussé à faire plus de choses pour moi. Je devais redevenir ma propre priorité.

4. Cacher votre anxiété vous fait bien plus de mal que de bien.

Je pensais vraiment que cacher mon anxiété, en donnant beaucoup d’amour aux autres, m’aiderait à guérir. Encore aujourd’hui, je me retrouve dans des situations où j’offre plus d’attention à ceux qui m’entourent qu’à moi-même. Et, je sais que c’est quelque chose que je dois impérativement changer.

Cacher son anxiété derrière un faux bonheur peut vraiment être dangereux pour vous. D’ailleurs, en faisant semblant de toujours être heureuse et accueillante, je me sentais bien plus mal. Je recevais toujours des compliments du genre “comme tu es gentille avec les autres” et cela me rendait triste.

Je ne ressentais pas ça à l’intérieur de moi et j’avais l’impression de m’éloigner de plus en plus des autres et de moi-même.

Je devrais toujours travailler sur ma santé mentale. Je sais aussi que lorsque je suis stressée ou quand je me dispute avec quelqu’un, mon niveau d’anxiété va sauter au plafond. Mais, c’est une bataille qu’on peut gagner si on parle de nos problèmes et si on se concentre sur les signaux que nous envoient notre corps.

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