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À ma moitié « toxique » qui a presque réussi à me briser

À ma moitié « toxique » qui a presque réussi à me briser

Je me suis mise avec toi. C’était mon choix. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’en tombant amoureuse de toi, j’allais perdre toute estime de moi-même. Je ne savais pas qu’en te choisissant, j’allais arrêter de m’occuper de moi — et bien avant que je ne le réalise, mon bonheur et mon esprit étaient devenus totalement dépendant de toi.

Je voulais que ça marche plus que tout. Je t’ai aimé de tout mon être. Tout le monde me conseillait d’être prudente mais je n’ai pas écouté. Je suis tombée amoureuse. Un instant nous nous regardions, et l’instant d’après, tout arriva avant même que je ne pus comprendre ce qui arrivait. Je me suis jetée à corps perdu dans notre relation, sans me retourner.

Tu as craqué pour moi, toi aussi. Ces caresses, ces baisers qui font fondre le coeur, ces regards qui font frissonner le corps, les sens en émoi et les barrières qui s’écroulent ne pouvaient pas être feints. Mais quelque part en moi, je savais que tu n’étais pas prêt.

Quelque part en moi, je savais que tu m’utilisais.

Quand tu a pris conscience du fait que je ne serais pas si facile — que je ne me contenterais pas de « suivre le mouvement » — que j’allais faire face et te défier, tu n’as plus voulu être avec moi. Quand j’ai cessé d’être « commode », tu as cessé de m’aimer. Tu ne sais pas comment aimer.

Tes mauvais traitements s’exprimaient de multiples manières. J’ai commencé à me poser des questions. Mon assurance, ma fougue, mon enthousiasme ont rapidement laissé place à l’insécurité. Je suis devenue injurieuse en réaction à ton comportement toxique. J’étais anxieuse et en colère à cause de toi. Tu as brisé la personne qui t’aimait le plus au monde.

J’ai senti que peu à peu ton envie d’être avec moi s’en allait. Toutes ces fois où tu m’as menti. Où tu as agi dans mon dos. Contacter des filles pour te sentir mieux alors que tu savais à quel point ça me ferait mal. Toutes les promesses que tu m’as faites. Toutes ces fois où tu m’as ignorée. Où tu n’as pas répondu. Où tu as éteint ton téléphone. En me laissant attendre. En m’abandonnant.

Tu as brisé tout ce qui croisait ton chemin, moi y compris.

J’ai commencé à remettre ma valeur en question. « Suis-je trop cassée, trop « folle », trop sensible ? Est-ce que ce que je porte est vraiment trop vulgaire ? » J’ai fait quelque chose que je me suis promis de ne plus jamais faire, j’ai perdu toute estime de moi.

Mais je sais que notre relation t’a changé. Tel un vampire émotionnel, tu m’as vidée de mon amour. J’aimais sincèrement tous tes défauts, toutes ces parts de toi que tu détestais. J’ai essuyé tes larmes quand tu me parlais de ton père, j’ai embrassé tes pires côtés, j’ai aimé ta rudesse. Ces parties de toi que tu n’as montrées qu’à moi, je les ai chéries — mon amour les a adoucies, tes imperfections, je t’ai changé. Mais il m’était impossible de changer ton coeur. J’ai aimé tes imperfections mais tu n’as jamais aimé les miennes.

Tu m’as brisée un peu plus chaque jour. Poignardée en plein coeur. Je ne méritais rien de tout ça. Je ne méritais pas ton besoin compulsif de me rabaisser et de me contrôler. Je ne méritais pas les mensonges. La manipulation. Je me suis remise avec toi de nombreuses de fois parce que je crois en les gens et simplement parce que je t’aimais beaucoup trop.

Mais je ne pouvais plus rester et continuer à me faire du mal, attendant que tu en arrives à une forme de complétude. Et je ne te laisserais plus abuser de ça, tu es tellement doué pour ça. Tu es le seul responsable de tes actes. Tu m’as littéralement vidée, tellement qu’à ce moment-là je pensais que ta toxicité était la norme. Et je t’ai permis de me traiter de la sorte. C’est ma responsabilité.

Ces moments où je me sentais pleine d’assurance, belle, contente de moi — tu étais capable de les assombrir en une seconde.

 

 

Plus jamais, je ne choisirai une personne toxique. Personne n’a ce pouvoir sur moi.

Plus jamais, je ne te laisserai abuser de moi, me vider de mon amour.

Tu as obtenu de moi tout ce que tu voulais, et maintenant tu cherche à fuir le passé — à fuir tes actes, tes mensonges. Mais le passé a une drôle de manière de se rappeler à nous. Il te brisera de la même manière que tu m’as brisée.

Il m’a fallu tellement de temps avant de redonner ma confiance à quelqu’un, je déteste ça. Je ne veux la compassion de personne ; je ne veux pas de cette étiquette : celle qui a peur de l’abandon. Celle qui ne baisse jamais ses gardes. Celle qui essaie de combler un vide. Celle qui a du mal à accorder se confiance. Parce que ce n’est qu’une seule part de moi ; cette part contre laquelle je me bats chaque fois que quelqu’un essaie de s’approcher de moi.

Mais je ne regrette rien. Tu ne m’as pas choisie parce que j’étais brisée ou trop difficile — mais parce que tu étais brisé. Et je n’aurais rien pu faire autrement, mis à part de dire au revoir, et offrir mon amour à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui en soit digne.

Pour vous, dans les jours sombres
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