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Vous êtes peut-être épuisée mais cela ne signifie pas que vous êtes faible

Après neuf mois d’attente et de préparation, je suis finalement arrivée au bout du chemin. J’étais prête physiquement et mentalement à accueillir mon bout de chou. Pendant des mois, j’ai lu des dizaines de livres et d’articles sur l’accouchement et la maternité. J’ai englouti des centaines d’informations, parfois contradictoires. Et, même si je me sentais perdue et si j’avais peur, je savais aussi que j’étais prête.

Le jour J, je me suis donc rendue à l’hôpital pour accoucher. Les médecins et les sages-femmes m’ont préparée et m’ont expliqué une nouvelle fois comment l’accouchement allait se passer. J’ai écouté tout ce qu’ils avaient à dire et je me suis convaincue que tout allait bien se passer.

Après tout, j’avais eu des mois pour me préparer et pour vaincre ma peur de la douleur. Mais, lorsque le moment de pousser est arrivé, j’ai littéralement pété un câble ! Après plus de dix heures dans la salle d’accouchement, j’étais épuisée. Et comble de la situation, l’épidurale ne marchait pas. Je sentais chaque contraction et douleur. C’est à ce moment-là que je me suis dit : je n’en peux plus !

Je pensais que je n’avais plus la force d’endurer tout cela et que je n’étais plus capable de pousser. Toutes mes peurs m’ont envahie d’un coup. J’ai commencé à paniquer et à douter de tout ce que les docteurs m’avaient dit et de tout ce que j’avais lu dans les différents magazines et livres. J’étais effrayée, désespérée et à plat.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à supplier les docteurs de m’endormir pour donner naissance pas césarienne. Je croyais qu’il était impensable que mon corps puisse continuer à supporter cette douleur. j’avais peur pour mon bébé et pour moi. La raison m’a abandonné et je n’étais plus capable de penser rationnellement et clairement. J’ai alors crié : “Faites-le sortir !”

Je ne voulais plus écouter les conseils du personnel médical. Je ne voulais plus regarder mon mari dans les yeux car j’avais honte. Honte d’être aussi faible et incapable de gérer cette situation extraordinaire que traversent toutes les femmes qui ont accouché. Je me suis demandé comment il était possible que qui que ce soit donne naissance naturellement à un bébé sain sans mourir.

Oui, j’étais au fond du gouffre mais je n’avais pas vraiment la possibilité d’échapper à la douleur ni à la peur. Heureusement, ma sage-femme, un ange envoyé par le ciel, a essayé de me calmer en me disant que j’avais déjà fait un long chemin et que la naissance était proche. L’infirmière et elle m’ont dit que je pouvais me reposer pendant quelques minutes avant d’essayer de pousser à nouveau.

J’étais en pleurs et j’ai fini par avouer : “Mais, je suis si faible !” À ce moment-là, je n’osais même plus regarder dans la direction de mon mari car la culpabilité m’avait envahie. J’avais honte d’admettre que j’étais faible. J’avais honte de ne pas pouvoir forcer mon corps à faire ce que je pensais être mon devoir en tant que femme.

Mais, elle s’est tournée vers moi et elle m’a dit : “Tu n’es pas faible, tu es simplement épuisée.” Je ne pourrai jamais oublier ses mots. Cette phrase simple a recadré mon esprit. De nouveau, je pouvais me concentrer sur la tâche qui se trouvait devant moi : donner naissance à mon bébé. Après tout, des millions de femmes l’ont fait alors pourquoi pas moi ?

Mon accouchement, dans sa majorité, est une période assez floue pour moi. Je me rappelle d’avoir vu le lever du soleil, les infirmières courir dans tous les sens et mon mari tenir l’une de mes jambes. Mais, je ne me rappelle pas de grand chose de plus. À ce moment-là, le temps n’avait plus aucune signification. J’ai peut-être poussé pendant 15 minutes. Mais, j’ai aussi peut-être poussé pendant deux heures. Je ne sais vraiment pas.

Finalement, j’ai senti la dernière contraction. j’ai entendu un petit cri et la chaleur d’une nouvelle vie sur ma poitrine. “Est-ce qu’i va bien ?” ai-je demandé comme la plupart des nouvelles mamans, j’imagine. Puis, “Je t’aime. Je t’aime tellement. Dieu, merci !”

Même maintenant, des années plus tard, j’entends encore la sage-femme me dire “Tu n’es pas faible, tu es simplement épuisée”. Surtout, quand je me sens particulièrement vulnérable ou lorsque je sens que mes batteries s’épuisent. Je sais maintenant que je ne suis pas faible. D’ailleurs, je suis incroyablement forte. Et, vous l’êtes aussi !

Chaque femme possède une force mentale et physique incroyable. Certes, des fois, elles doutent de leur capacité mais cette sensation est seulement passagère. Il faut beaucoup d’endurance, de concentration et de contrôle de soi pour ne pas perdre les pédales pendant les périodes difficiles.

L’accouchement est à la fois la plus belle expérience d’une femme mais également la plus douloureuse. Sans soutien et sans la patience et la compréhension de ses proches, elle peut très facilement baisser les bras et laisser la peur diriger ses actions. Pourtant, contrairement à ce que pensent les hommes, les femmes sont le sexe fort.

Et, l’accouchement en est la preuve la plus flagrante. Ainsi, n’ayez pas honte parce que vous avez eu un moment d’égarement et car vous avez perdu de vue votre but. Ne culpabilisez pas parce que votre corps semble abandonner toutes ses forces. Vous êtes capable de tout si vous restez concentrée sur votre but final.

Oui, parfois on est fatiguées mais cela ne signifie pas qu’on est faibles. On doit simplement prendre le temps de se reposer et de se rappeler ce qui est important pour nous. Donner naissance est une première étape. Ensuite, il faut se concentrer sur l’éducation de son enfant et sur la possibilité de lui offrir la plus belle vie possible.

Rien ne va être simple. Certains jours, vous allez penser que vous n’êtes bonne à rien. D’autres, vous allez vouloir tout envoyer paître car tout va vous sembler insurmontable. Ces dans des jours comme ceux-ci que vous devez garder à l’esprit que vous n’êtes absolument pas faible, vous êtes simplement épuisée !

Courage ! Relevez la tête, retroussez vos manches et prouvez que vous êtes une femme extraordinaire. Pas aux autres mais… à vous même. Vous verrez que la récompense vaut tous les doutes, toutes les douleurs et tous les moments de remise en question.

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