La vérité, c’est que j’aime être cette femme un peu « too much » !

Hier soir, j’étais allongée dans mon lit et je réfléchissais au nombre de fois où l’on m’a dit que j’étais « too much ». Je suis une de ces femmes qui se demandent souvent si elles sont trop difficiles à gérer, trop difficiles à tenir, trop difficiles à aimer, trop difficiles à supporter dans une relation de couple.

Les hommes semblent attirés par l’idée de ce que je suis. Je suis séduisante, indépendante et j’ai bon cœur mais dès qu’ils commencent à creuser un peu plus, soudainement je deviens « too much ». C’est comme si j’avais l’air parfaite sur le papier mais que dans la vraie vie je sois too much parce qu’être avec moi suppose que les hommes fassent certaines choses qu’ils ne sont pas prêts à faire : grandir, faire des efforts, penser en dehors des lignes établies.

J’ai perdu le compte du nombre de fois où je me suis entendu prononcer ces quelques mots.

Tu ES too much.

Tu es trop dogmatique, trop abrupte, trop audacieuse, trop bruyante, trop directe, trop sexy, trop autoritaire, trop hargneuse, trop émotive, trop lunatique, trop amusante, trop folle, trop méchante, trop gentille.

Mais devinez quoi ? Je suis fière d’être une « femme too much » parce qu’il n’y a rien que je ne fasse qu’à moitié. Je suis de celles qui aiment trop fort, qui ressentent trop intensément, qui demandent trop souvent, qui pensent trop, qui veulent trop et désirent trop. Je suis une femme qui fait trop ou pas du tout. Je suis de ces femmes que certains considèrent comme trop libres, trop timides, trop confiantes, trop bavardes, trop fortes, trop agressives, trop sexuelles, trop discrètes, trop à risques, trop conservatrices, trop tout !

Mais que le monde et ses opinions aillent se faire voir !

J’embrasse le fait d’être too much parce que j’ai appris que lorsque l’on attend le minimum et exige le minimum, nous n’obtenons que le minimum.

Je suis une « femme too much » parce que je ne me réduis pas à ce que les gens pensent de moi. Je ne suis pas faite pour entrer dans une case, trop étroite pour la magnificence de ce qui est en moi. Je suis cette femme too much qui refuse d’entrer dans le moule : ce moule, je le brise !

Ces dernières années, j’ai réalisé que j’étais faite pour briller. Pour moi, être une femme too much signifie être allègrement, fièrement et de tout son cœur soi-même. Je suis née pour vivre une vie qui soit traversée par cette beauté qui m’illumine et me permet de me sentir vivante.

Je suis too much, trop intense, trop obstinée.

Je suis de celles qui refusent de baisser les bras. Je suis de celles qui ne font jamais taire leur cœur mais désirent partager ce qu’elles sont avec le monde. Je n’ai pas à m’excuser d’une once de ce que je suis. Je ne m’excuserai pas d’avoir des besoins et de les verbaliser, quand bien-même l’on me verrait comme étant trop hargneuse ou trop franche. Je suis de celles qui savent qu’il est impossible de changer le monde en un claquement de doigts mais qui sont capables d’y créer un espace au sein duquel elles seront heureuses. Et en restant fidèle à ce que je suis, je peux faire une différence dans le monde.

Je suis une femme too much dans tout ce que je suis ;

Parce que j’ai trop de rêves.

Parce que j’ai trop de principes.

Parce que je suis trop passionnée.

Parce que j’aime trop fort.

Parce que je suis trop forte.

Parce que je suis trop maligne.

Parce que je suis moi.

Oui, je suis cette femme qui ressent trop intensément, qui veut trop, qui a besoin de trop.

Dès que je pénètre une pièce, ma présence se ressent. Je prends trop d’espace, mes pas sont assurés et ancrés dans le sol, je prends autant d’espace que j’en ai besoin. Je sais que je suis digne de ladite pièce.

J’embrasse la femme que je suis.

Je suis cette femme too much qui ne se retient pas. Je suis de celles qui ont appris à s’aimer. Être une femme signifie d’ailleurs être capable de s’aimer, quand le reste de la société vous dit que vous êtes trop grosse, trop musclée, trop petite, trop sombre, trop. Je suis de celles qui se choisissent. J’aime ce trop qui m’habite et je sais qu’un jour, je trouverai l’amour que j’attends avec tant d’impatience.

J’ai réalisé qu’il était temps d’aimer chaque aspect de ma vraie nature mais aussi de profiter du pouvoir et de la confiance qui découlent du fait de se reconnecter à sa vérité intérieure.

On m’a dit que j’étais hautaine et on m’a dit que je finirai seule parce que j’avais trop d’attentes et que mes attentes étaient trop élevées mais à dire vrai, je sais tout simplement ce que je veux et je ne me contenterai de rien de moins. Je suppose que je suis too much, simplement parce que je demande à la vie qu’elle me donne ce que je désire.

En tant que femmes, nous ne sommes pas nées pour être inférieures.

En tant que femmes, nous sommes supposées être trop émotives, trop folles, trop passionnées, aimer trop et ressentir trop intensément.

Je suis une femme too much et je défends avec force la vérité de ce que je suis.