Le mieux lorsque l’on est célibataire, c’est de savoir que personne ne nous a trompé

Au moins, je peux dormir sur mes deux oreilles.

La première fois que j’ai compris que j’avais été trompé, je m’en fichais relativement. Notre relation était récente et à ce moment-là, je n’étais pas certain de vouloir m’engager. Lorsque je l’ai appris, j’étais en voyage et je n’ai donc pas vraiment été affecté avant de la revoir. Lorsque je l’ai revue, du dégout et une sensation de trahison ont commencé à m’envahir.

De ce que je sais, ce ne fut pas la dernière fois que l’on me trompa. Ces dernières années, plusieurs de mes relations se sont terminées après que l’on m’ait trompé, mes fiançailles y comprises.

Au bout d’un moment, je me suis demandé si je n’attirais pas les malheurs. Mais après que j’ai eu fini de m’apitoyer sur mon sort, j’ai réalisé une chose merveilleuse : la liberté du célibat s’accompagne de la satisfaction de savoir que personne ne vous a trompé.

Au premier abord, cette idée peut avoir l’air un peu déprimante mais ce n’est pas du tout le cas. Tout le monde n’est pas fait pour être en couple et la plupart des douleurs que l’on expérimente dans la vie viennent du fait que l’on se met dans des situations dans lesquelles on ne devrait pas être !

Une fois que j’ai compris quel était mon « genre », j’ai aussi appris – après de nombreuses erreurs et de nombreux essais – que j’étais du genre à être libre. Alors pourquoi ne pas l’être ?

Nous sommes conditionnés à passer notre vie à chercher le « bon » (ou la « bonne ») et souvent, plus nous cherchons, moins nous trouvons cette personne – ou nous pensons l’avoir trouvée à tort.

Être célibataire et fréquenter des femmes m’apporte un niveau de confort qui me protège de toute cette idée consistant à investir son cœur et son temps pour quelqu’un qui finit par vous poignarder dans le dos avec ses infidélités.

Si vous êtes encore avec moi, vous vous dites peut-être que le fait d’avoir été rejeté, utilisé et abusé m’a blasé. Que je ne le serais pas autant si j’avais trouvé l’amour de ma vie. Mais ce n’est pas nécessairement vrai.

Comme je le disais plus tôt, la plupart des douleurs que nous vivons viennent de nos tentatives de forcer les situations. Le tout venant de notions préconçues sur ce à quoi une relation devrait ressembler. Nombreuses sont les liaisons hors mariage qui trouvent leurs origines dans le fait que l’un des deux partenaires échoue à vivre dans le fantasme de ce que devrait être une union parfaite.

Dans le cas des infidélités, l’histoire est généralement la même. Ça arrive parfois à cause de la négligence et du manque d’attention ou parce que la relation est arrivée à son terme. Et plutôt que de se séparer et de rencontrer quelqu’un d’autre, les gens mariés choisissent de vivre comme des colocataires et ceux qui ne le sont pas de vivre dans le déni.

Beaucoup de mes amis et de mes connaissances ont vécu un premier et même un deuxième divorce, en raison d’une infidélité, causée généralement par l’envie de l’un des deux de coucher avec d’autres personnes. Et c’est la même chose pour des couples desquels j’ai dû écouter les histoires d’horreur : ils pensaient avoir trouvé l’homme ou la femme de leur vie, mais ce dernier papillonnait à droite, à gauche.

Écouter ces histoires comme un vieux disque rayé m’a simplement conforté dans mon célibat. Peut-être que je changerai d’avis. Peut-être qu’un jour, ma princesse viendra et que j’y mettrai tout mon cœur.

Et après toutes les conneries que j’ai entendues sur comment survivre à une infidélité, peut-être que j’agirai pour garder la passion intacte jusqu’à ce que nous ayons notre moment N’oublie Jamais, mourrions à 10 minutes d’intervalle et flottions dans ce qui ressemblera au Paradis, où nos âmes danseront ensemble pour l’éternité.

J’espère seulement que l’herbe ne sera pas plus verte de l’autre côté du paradis. Je n’aimerais pas me faire avoir !