S’il vous plaît, ne vous contentez pas d’une chose qui n’est pas la volonté de Dieu

« S’il vous plaît, ne vous contentez pas d’une chose qui, vous le savez, n’est pas la volonté de Dieu, simplement parce que vous en avez marre d’attendre. »

J’ai posté ces mots exacts, il y a presque un an et demi sur ma page Tumblr. Je n’aurais jamais imaginé que ça résonne en l’esprit d’autant de gens. J’étais dans une situation qui, je le savais, ne m’était pas bénéfique mais je ne cessais d’y revenir parce que je n’avais pas vraiment conscience de ma valeur. Puis un soir, j’ai juste compris que continuer dans cette direction revenait à me contenter de quelque chose qui n’était pas pour moi. Alors, j’ai posté ces mots comme pour me souvenir mais finalement, des milliers de personnes en sont arrivées à me dire que ces mots les avaient aidés et encouragés dans un sens qui m’était complètement inattendu. J’ai vu ces mêmes mots, copiés et collés sur des comptes Instagram et Twitter et chaque fois, il me fallait m’arrêter et réfléchir une minute.

Je suis finalement sortie de cette situation dans laquelle j’étais pour m’y trouver replongée une année plus tard. Et chaque fois que je voyais ces mots, sur mon compte ou juste en parcourant Pinterest, je m’arrêtais et les lisais encore et encore. Sans vouloir me jeter des fleurs, ils me coupaient littéralement le souffle. Mes propres mots. Et je me sentais tellement, tellement coupable. Parce que j’avais donné un conseil que j’avais été incapable de suivre. J’ignorais les chansons religieuses, j’évitais les demandes en prière et je laissais ma bible dans un tiroir de ma commode. Je pense que si je n’avais pas connu ces mots, je ne me serais pas sentie aussi coupable. Mais ça finit toujours comme ça.

Ce sentiment de malaise au creux du ventre qui me fait savoir que ça ne va pas. J’avais promis de faire mieux, de m’éloigner de ce qui, je le savais, n’était pas bon pour moi pour me retrouver exactement à la case départ.

Ça n’allait pas, jusqu’à il y a quelques semaines alors que je pleurais sur les genoux de ma meilleure amie (littéralement) et après trop de Smirnoff, me demandant pourquoi je n’étais pas assez bien pour ce mec auquel je m’accrochais depuis deux années. C’est à ce moment que j’ai su que rien ne changerait, si je ne changeais pas. J’ai su que ça allait être l’une des choses les plus difficiles que j’aurais à faire, raison pour laquelle je ne l’avais probablement pas fait plus tôt. Et m’éloigner de cette situation-là voulait dire m’éloigner de quelqu’un qui comptait énormément pour moi. Ça voulait dire que notre amitié serait terminée parce qu’il ne pouvait en être autrement. Ne pas pouvoir donner à quelqu’un ce qu’il veut est terrible, mais réaliser que l’on n’est pas assez bien pour quelqu’un qui ne voit ni sa valeur, ni la vôtre est d’autant plus terrible. Je n’étais pas le problème. Et il me fallait pleinement comprendre cela pour pouvoir pleinement m’éloigner.

Je ne vais pas mentir, j’ai continué à regarder mon téléphone, dans l’espoir qu’il m’écrive ou m’appelle. Je continuais à espérer qu’il se montre et que je lui suffise mais je sais désormais, qu’il est impossible de forcer quelqu’un à nous aimer.

L’attente est terriblement difficile et peut être véritablement douloureuse. Parfois, on a l’impression que ça ne finira jamais et c’est éreintant. Mais j’espère que vous savez que l’attente en vaut la peine. Je n’ai pas encore pu vivre cet amour qui vient après l’attente mais je sais qu’il en vaudra la peine. Et j’espère que vous savez que vous êtes digne de l’amour le plus pur mais afin d’y être prête, il vous faut accepter cet amour qui vous a été donné par votre Créateur. Il vous a créé pour que vous vous CONNAISSIEZ. Et il ne peut complètement vous connaître si vous êtes trop occupée à rechercher l’amour au mauvais endroit. Alors, s’il vous plaît, ne vous contentez pas de quelque chose par dépit.

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, » dit l’Éternel. « Projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »