Concentrez-vous sur la nécessité de vous trouver vous-même et non sur celle de trouver votre âme sœur

Vous avez la vie entière pour aimer quelqu’un d’autre.

Notre génération est souvent méprisée pour sa manière de gérer ses relations humaines. Oui, j’avoue que ce peut-être n’importe quoi. Nous nous flagellons en réfléchissant beaucoup trop, parce que le simple fait de parler à quelqu’un est devenu une sorte d’entre deux. « Nous ne sortons pas ensemble, mais nous sommes plus que des amis … mais on n’est pas que des « sex friends ». On parle. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Personne ne le sait vraiment…

Mais je crois sincèrement que si nous fonctionnons ainsi, c’est parce que nous avons besoin de nous trouver nous-mêmes avant de trouver notre âme sœur. Et si vous faites partie des chanceuses qui ont trouvé leur âme sœur très tôt, félicitations. Continuez comme ça !

Pour les autres, comment êtes-vous supposées entretenir une relation sérieuse avec quelqu’un, quand vous ne savez pas encore qui vous êtes ? Comment pouvez-vous grandir, aller à l’université et apprendre à être indépendante si vous avez le besoin constant d’être avec quelqu’un ? Il est normal d’être indépendante. Le fait que vous « parliez » avec quelqu’un, mais ne sortiez pas avec lui ne fait pas de vous une fille légère. En fait, les rendez-vous multiples étaient la norme avant. Mais qu’est-il arrivé à cela ? Désormais, si une fille va au cinéma avec Jean le vendredi et va dîner avec Mathieu le samedi, elle se verra affublée de gais surnoms …

Et si vous ne « parlez » à personne, c’est tout à fait normal aussi. Notre société a créé cette attente, selon laquelle on doit toujours être avec quelqu’un (que l’on ne fasse que parler, sortir ou je ne sais quoi d’autre) au risque de finir autrement seule et triste. Et pourtant, rien ne vous y oblige. Et il m’a fallu un moment avant de comprendre cela.

J’étais une de ces filles qui ont toujours un copain. La plupart du temps, c’était le même. J’appréciais le temps passé avec lui et n’en regrettais pas une seconde. Mais je n’ai réalisé que récemment que je pouvais être aussi heureuse en étant seule qu’en étant avec quelqu’un. J’ai appris à apprécier mes moments de solitude, à découvrir ce que je voulais vraiment faire et qui je voulais devenir. J’ai appris que je ne devais pas partir à la recherche d’une personne qui pourrait me « compléter ». On est entier et complet, même en étant seul et notre moitié n’est là que pour illuminer encore un peu plus tout ça.

Et c’est un des moments où j’ai été le plus heureuse dans ma vie, même si je n’avais personne « à moi ». J’ai appris que c’est quand on peut se satisfaire de ce que l’on est, sans avoir besoin de la validation de quelqu’un d’autre que l’on accède au bonheur véritable.

Je crois que j’essaie de dire que nous devrions tous apprendre à nous aimer avant d’apprendre à aimer quelqu’un d’autre. Concentrez-vous sur vos études. Prenez soin de votre corps. Lisez davantage. Organisez-vous. Vous avez toute la vie pour aimer quelqu’un d’autre. Prenez un peu de temps pour vous aimer vous.