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Motivation / Inspiration

13 Raisons pour lesquelles la série « 13 Reasons Why » a modifié ma perception de la douleur.

J’ai passé la plupart de ma vie à prendre sur moi. J’ai connu la douleur et j’ai souffert comme tout le monde, peut-être plus que les autres mais je n’ai jamais rien laissé transparaître.

Je maîtrise l’art de réprimer mes sentiments. Je maîtrise mon image. Je maîtrise l’art d’être telle que les autres m’attendent. Comme beaucoup de filles.

Si mes sentiments sont blessés, c’est que je suis juste quelqu’un de trop sensible. Si l’on m’ignore, c’est probablement parce que mes pensées n’étaient pas si importantes. C’est le genre de société et de foyer dans lesquels j’ai grandi. Il n’était jamais question de moi et je pensais que cela faisait de moi une femme forte. Ce week-end, j’ai décidé de regarder l’intégrale de 13 Reasons Why, la dernière recommandation Netflix et une fois fini, j’étais en pleurs. Pas à cause de la fin (bien que ce fut dévastateur, je l’avoue), mais parce que j’ai réalisé à quel point j’étais dans le faux. J’ai réalisé que je m’auto-sabotais depuis des années tout en espérant et en priant de n’avoir blessé personne avec ce type de manière de penser. J’avais été ma pire ennemie. Pendant que je regardais cette série, j’ai mené différentes réflexions mais ce sont ces manières de penser qui m’ont le plus tracassée.

1. Elle se plaignait beaucoup trop.

Que tous ceux qui n’ont jamais dit une telle chose au sujet de cette amie tragédienne sans cesse en quête d’attention lèvent la main ! Nous le disons tout le temps. C’est comme le garçon qui criait au loup. Si quelqu’un se plaint trop ou est trop sensible, nous cessons de prendre ses sentiments au sérieux. Arrêtez les jérémiades et commencez à faire un travail sur vous. Les choses auraient pu être pires ; après tout, « beau cul » est un compliment plutôt agréable.

2. Toutes les lycéennes vivent ce genre de choses. Passez à autre chose !

Toutes les lycéennes se sont déjà fait avoir par un garçon ou un ami qu’elles pensaient amoureux d’elles. Pour être honnête, tous les garçons et les amis rencontrés au lycée vous ont peut-être « entubée » ! Ne culpabilisez pas, à la fac, tout s’arrange. Ne le laissez pas vous définir.

3. Elle a un ami, pourquoi ne se tourne-t-elle pas vers lui quand elle a un problème ?

Elle ne mentionne jamais vraiment le fait qu’elle est malheureuse, pendant toute la série. C’est pourtant évident d’un point de vue extérieur, mais même quand les gens tentent de lui parler ou de l’aider, elle les interrompt et les repousse. Tout le monde fait de son mieux. Si vous ne voulez pas vous aider vous-même, qui le voudra ?

4. Ses parents l’aiment. Pourquoi est-ce qu’elle ne leur parle pas tout simplement ?

Je n’ai jamais parlé à mes parents lorsque j’étais lycéenne, de quoi que ce fut, donc je ne sais pas vraiment d’où me vient cette réflexion. J’ai toujours senti que leurs problèmes étaient bien plus importants que mes drames quotidiens. Mais ses parents lui demandent à ce qu’elle leur parle de sa vie tout le temps. Ils ont l’air si gentils. Je ne comprends pas pourquoi elle ne leur parle pas.

5. Pourquoi continue-t-elle à se confronter à tous ceux qui l’énervent ? Elle ne fait qu’empirer les choses.

Tais-toi ma fille, il va seulement penser que tu es folle. * Note à moi-même : ne plus JAMAIS dire ça.

6. Pourquoi ne se contente-t-elle pas d’éviter les soirées ?

Si les personnes qui lui font du mal sont présentes, pourquoi continue-t-elle à aller là où ils sont ? Pourquoi ne cherche-t-elle pas de nouveaux amis ? Parce que c’est la facilité.

7. Pourquoi ne change-t-elle pas tout simplement d’école pour repartir à zéro ?

Ou pourquoi ne rase-t-elle pas les murs une année de plus avant d’enfin s’échapper de cette ville ? À nouveau, le refoulement est ma deuxième nature.

8. Mon Dieu, je n’arrive pas à croire que j’ai vraiment pensé ça.

9. Qui suis-je pour juger la manière dont les autres vivent la douleur ?

Le simple fait que j’ai choisi de réprimer mes sentiments pendant trop longtemps avant de repartir à zéro ne signifie pas que tout le monde doive en faire de même.

10. La souffrance, quelle que soit sa « quantité » ne devrait jamais être minimisée.

Sa douleur était réelle. Toutes les douleurs sont réelles. Si vous la sentez, c’est qu’elle est réelle. Personne ne devrait jamais minimiser cela. Jamais. Ne laissez jamais les autres vous culpabiliser de ce que vous ressentez ou de ce qui vous préoccupe. Les gens qui vous blessent ne sont presque jamais en paix avec eux-mêmes ; cela n’a rien à voir avec vous.

11. Personne ne devrait être forcé à ignorer ses problèmes.

En tant que femme en 2018, vous devez vous sentir capable d’affronter tout vos problèmes de front, sans regrets. Oui, il existe bel et bien une manière de le faire efficacement et correctement, mais n’ignorez jamais un problème qui commence à s’enraciner. Cela ne fait pas de vous une grande personne mais une enfant. C’est vous qui devez choisir la manière dont les gens vous traitent et non l’inverse.

12. Personne ne devrait avoir à se sentir aussi seul.

Appelez un service d’écoute. Allez voir un psychologue. Prenez un animal de compagnie. Faites quelque chose de manière à changer la situation. N’ayez jamais peur de chercher quelqu’un à qui tendre la main. Quelqu’un vous écoutera. Quelqu’un se souciera suffisamment de vous pour vous aider à changer la situation. Toujours.

13. On ne sait jamais ce que traversent les gens à l’instant t. Soyez gentil.

Tout le monde a une histoire. C’est vrai, certaines sont plus dures à entendre que d’autres. Certaines sont moins difficiles que la vôtre. C’est vrai, certaines personnes sont bénies des dieux. Mais ce n’est pas votre décision. Ce n’est pas à vous de juger. Il vous revient d’aider, d’accorder un mot gentil à ceux qui en ont besoin, d’accepter les autres pour leurs différences et d’apprendre l’empathie et la compassion. Une vie qui a l’air parfaite sur le papier ne l’est pas forcément dans la réalité. Les portes fermées sont une chose magique. Le simple fait qu’une personne ne vienne pas du même endroit ou du même milieu social que vous ne signifie pas qu’elle ne mérite pas votre amour et votre gentillesse. Soyez ce changement que nous voulons tous voir dans le monde. C’est à nous de nous entraider les uns, les autres.