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Quelle est l’influence des médias sur nos petites filles ?

Quelle est l’influence des médias sur nos petites filles ?

Maman, tu ne sais pas de quoi tu parles… Aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile d’élever des enfants.

Avouez, combien de fois avez-vous dit ça à votre mère, alors qu’elle essayait de vous donner des conseils sur l’éducation de vos enfants ?

Bien entendu, chaque génération a eu ses hauts et ses bas. Aucun parent n’a eu la tâche facile. Mais il faut avouer que le système de valeurs est complètement faussé aujourd’hui.

Certes, nos enfants ont beaucoup plus d’opportunités que les anciennes générations. On n’est pas obligés de les envoyer à l’école à pied et on peut leur proposer des activités qui n’étaient pas à portée de main lorsque nous étions petits.

Je ne dis pas que nos enfants sont plus chanceux ou plus heureux qu’on l’a était. Mais les défis sont clairement différents. On en arrive même à douter de nos valeurs éthiques et de la société moderne dans laquelle on vit.

Est-ce que vous connaissez l’anecdote suivante ?

Un professeur de physique arrive dans sa classe. Il explique à ses élèves que l’école est extrêmement importante. Après tout, il y a peut-être la prochaine Marie Curie parmi eux.

Là, tout le monde se met à rire. Et un des enfants lui dit, “Ce n’est pas Marie Curie, mais Mariah Carey”.

Si vous réfléchissez à la véritable signification de ces mots, vous allez être effrayé(e), tout comme je le suis.

La distorsion des images accessibles aux enfants

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, j’ai peur quand je vois les divers dessins animés que mes enfants regardent. Si les personnages sont méchants, ils sont forcément cornus, moches, pleins de dents noires, avec des yeux rouges et leurs visages rappellent ceux des serpents, des dragons et des monstres.

En revanche, si les personnages sont gentils, on obtient un tout autre extrême. On a droit à des super espions, des agents secrets, des filles enchanteresses avec des lèvres gonflées et des jupes courtes qui sortent une mitrailleuse de leur sac à dos.

De leur épingle à cheveux, elles sortent une corde pour escalader des gratte-ciel, leurs talons peuvent les emmener au paradis, comme un avion à réaction…

Ce ne sont que des exagérations et des transformateurs-super-héros à chaque tournant. Il n’y a aucune trace de ces garçons et filles ordinaires qui jouent à des jeux de tous les jours, dont l’enfance est belle et passionnante par le fait même que ce que c’est – l’enfance. 

Les mots clés : restreindre, interdire, doser

Dans mon combat personnel contre les moulins à vent, c’est-à-dire la télévision, la première étape a été de limiter, interdire et doser.

Cela a été immédiatement suivi par la suppression des chaînes massives qui émettent des dessins animés toute la journée. Et je ne vous parle même pas des chaînes où vrillent la télé-réalité ou les séries à l’eau de rose.

Pourquoi ? Parce qu’un jour, j’ai eu une révélation, ou plutôt un choc. Ce jour-là, ma fille m’a demandé quand est-ce qu’elle pourrait acheter la même robe que la femme sur l’écran.

Ma fille avait quatre ans. La femme en question ne peut même pas être qualifiée de ce terme, mais j’ai envie de rester polie. Et la robe ? La robe manquait de tissus, toujours pour être polie.

Maman, quand je serai grande, je ressemblerai à elle…

Ces quelques mots de ma fille ont été le début de la fin. 

J’ai légèrement levé la tête pour voir le dernier modèle de ma fille et je suis restée choquée, la bouche ouverte, pendant les quelques minutes qui ont suivi.

Non, ce n’est pas la première fois que je vois quelque chose comme ça, mais pour la première fois, je me rends compte que ces femmes sont un modèle potentiel pour ma petite fille et d’autres filles en pleine croissance.

La décadence à portée des enfants

La première chose que je vois est un énorme décolleté indécemment prononcé, une robe dorée, non seulement trop serrée et beaucoup trop petite, mais aussi très courte.

Je ne sais pas si je la classerais du tout comme une robe. Pris de court, je regarde le reste des images. Cette femme approche différents hommes, les caresse délicatement de sa main et se laisse porter par leurs bras.

Ces hommes sont à moitié nus.

Ma fille regarde avec étonnement : “Je veux aussi des sandales comme ça !”. Ce n’est qu’à ce moment-là que je sors de mon état de choc et que j’éteins la télévision.

Ma fille enchaîne alors avec une question, “Quand est-ce que tu vas m’acheter une robe comme celle de la dame ?”. La dame ? Ma fille, tu ne le sais pas encore, mais cette femme est loin de représenter les dames.

Je ne peux pas croire que je vais dire cela, mais – à mon époque, c’était différent. La musique était de la musique et l’érotisme était de l’érotisme. C’était deux choses bien distinctes.

J’ai donc dû être ferme,

“J’espère que tu ne porteras jamais une telle robe. Parce qu’elle est très vulgaire. Mais, bien sûr, quand tu grandiras, tu feras ce que tu veux. Mais il faut que tu comprennes une chose : pour être belle, tu n’as pas besoin de montrer ta poitrine ou tes jambes. Est-ce que tu aimerais que maman vienne te chercher à l’école dans cette tenue ? Je pense que tout le monde nous regarderait de travers !”.

Ces quelques mots ont dû faire effet, puisque ma fille a répondu qu’elle n’aimerait pas ça. 

Parfois, je me sens complètement impuissante dans les situations où ma fille a besoin qu’on lui explique des choses que je ne comprends pas. Ou pourquoi maman ne se comporte pas comme ces femmes.

La comparaison est inévitable

Rappelez-vous de vos deux pantalons préférés quand vous étiez enfant. Avant, vous ne saviez rien du statut social et de son impact. De nos jours, si vous donniez ces vêtements à vos enfants, tout le monde se dirait qu’ils sont des “cas sociaux”.

Triste, mais malheureusement vrai. Aujourd’hui, les placards de nos enfants sont remplis de tonnes d’habits, de rubans, de collants de toutes les couleurs, de chapeaux, de casquettes, etc.

Et tout doit être tendance. En effet, ils suivent les dernières modes et veulent toujours le dernier téléphone, le sac à dos in, etc. Et même si vous pensez être tranquilles pendant un certain temps, vous avez tort.

En effet, la mode change constamment. Puis, dès le collège, les fillettes commencent à montrer leur nombril, se peindre les ongles ou se percer le nez.

Tout le monde fait comme ça, pourquoi ne veux-tu pas que je fasse pareil ? Tu veux que mes copines se moquent de moi ?

Alors, vous passez pour le parent ingrat qui ne comprend rien ! Pour le moment, j’ai réussi à faire comprendre à mes enfants qu’ils n’ont pas besoin d’artifices ou de se déshabiller pour être beaux. Mais pour combien de temps ?

Mais quand même je me pose une question : à quel point devons-nous être persévérants et endurants pour réussir à les élever comme il le faut.

J’ai l’impression que tous les efforts que nous investissons dans l’éducation et l’instauration de vraies valeurs sont ruinés par Internet, la télévision et les créateurs de mode.

Lorsque le danger menace les chaînes musicales, à quoi peut-on s’attendre lorsqu’on laisse un enfant sortir dans la rue ?

Chacun de nous a pensé au moins une fois, “Mon enfant ne ferait pas quelque chose comme ça”. Et on a tous tort !

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