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Aller de l'avantPeine d'amour

La vérité, c’est que je suis forte, mais fatiguée

La force, c’est de croire en l’amour quand on n’a connu que les chagrins d’amour.

C’est sécher ses propres larmes sans que personne ne sache que vous avez pleuré.

La force, c’est vaincre ses propres démons ou vices.

Et regarder quelqu’un qui vous a complètement brisé et lui pardonner.

La force, c’est aider les autres, même si vous ne l’avez pas encore tout à fait compris.

C’est faire confiance à tout le monde même si vous avez toutes les raisons de ne pas le faire.

La force, c’est se mordre la langue quand quelqu’un est méchant et se rendre compte que c’est son de sa faute et non de la vôtre.

C’est tenir bon et croire en quelque chose que vous savez que vous méritez, mais que vous n’avez pas encore obtenu.

La force, c’est quand tout le monde doute de vous, mais que vous croyez en vous quand même.

Mais la vérité, c’est que je suis forte, mais fatiguée.

J’en ai marre d’être blessée à chaque fois que j’ai de l’espoir.

J’en ai marre d’anticiper le pire et de le voir se produire.

J’en ai marre qu’on me laisse tomber.

Et de toujours me culpabiliser pour des choses.

J’en ai marre qu’on me dise que j’ai besoin de changer. Chaque fois que j’essaie de les rendre heureux, je me perds dans l’espoir de les rendre heureux.

J’en ai assez d’être constamment défiée et d’avoir toujours à être la personne la plus grande.

J’en ai marre de trop penser aux gens qui s’en fichent.

J’en ai marre de trop réfléchir.

J’en ai marre de passer 15 minutes à écrire un texto pour avoir un “ok” en réponse.

J’en ai assez d’essayer si fort de plaire aux autres quand je ne demande pas grand-chose en retour.

J’en ai assez de rester debout la nuit, car les pensées me dévorent et je n’arrive pas à dormir.

J’en ai assez de porter sur mes épaules ce poids du passé qui me hante.

J’en ai marre d’être forte pour tout le monde.

J’en ai assez de toujours trouver des solutions quand ce n’est même pas mon problème, pour commencer.

J’en ai marre des explications qui arrivent trop tard.

Et les gens qui s’en vont sans raison alors que c’est moi qui tiens la porte en disant : “Tu vas me manquer.

La vérité, c’est de se soucier autant que ça fait mal. C’est connaître la douleur à des niveaux que d’autres ne connaîtront jamais. C’est connaître la tristesse et l’obscurité comme personne. C’est un chagrin d’amour qui fait plus mal que n’importe quelle douleur physique.

Mais par contre, à l’autre bout de ces émotions intenses, c’est de connaître un amour si profond qu’il vous comble malgré tout. Malgré une tristesse que vous ne pouvez vous empêcher de ressentir, la plupart des jours, vous éprouverez le bonheur qui en vaut la peine. Malgré la douleur des fins, vous vous réjouirez d’un nouveau départ. Parce que voussavez que quand vous avez raison, çaenvaut la peine.

Et la vérité, c’est que si vous demandez à quelqu’un qui est comme ça, ce qu’il choisirait, il ne changerait rien à son sort même s’il est fatigué.

Il y a quelque chose de rare chez une personne aussi forte. Ce sont les guérisseurs du monde. Ils sont la lumière pour les autres dans les ténèbres. Ils sont l’espoir quand tout le monde l’a perdu et ils finissent par être aimés profondément par tout le monde parce qu’ils sont exactement ce qu’ils sont et ne changent pas quand d’autres ont laissé la douleur les changer.

La vérité est que, peu importe à quel point ces gens se sentent fatigués, blessés ou déçus, le fait qu’ils n’ont pas changé est la raison pour laquelle ils sont différents. La douleur change la plupart des gens, mais pour certains, elle est simplement perçue comme l’autre bout du spectre de l’amour, alors ils restent sur le chemin et gardent la tête haute.

Annabelle S.
Née et élevée à Gatineau, femme au foyer et heureuse maman de 2 enfants. Je suis une grande passionnée, en tout et par tout. Mais ma grande obsession, c’est l'écriture. J’ai toujours écrit, tenu des blogs, gribouillé des carnets par dizaines et récité des poèmes. Les lettres, la littérature c’est dans le cœur et on n’y peut rien.