7 Faits à propos du sexe, de l’amour et de l’attirance qu’il vous faut absolument connaître

Avant d’étudier l’attirance et la sexualité, je jugeais beaucoup les gens.

Je ne trouvais aucune empathie au fond de mon cœur pour ceux qui avaient été trompés.

Quand les hommes refusaient de se mettre avec des femmes qui étaient pourtant merveilleuses, je les catégorisais comme étant des phobiques de l’engagement, point.

Lorsque les gens se plaignaient d’avoir perdu l’étincelle au sein de leur couple, je leur disais de faire des efforts afin de la faire renaître.

Mais plus j’étudiais les comportements humains (particulièrement, les relations amoureuses, les rencontres et la recherche d’un partenaire), moins je jugeais les autres ou leurs actes. Je comprenais le sens de ces actes qui m’avaient paru incompréhensibles, à mesure que je prenais conscience des choses.

Au cours des 10 dernières années que j’ai passées à étudier les individus, j’ai accumulé un large éventail de connaissances quant aux choses fascinantes que font les gens dans leurs relations et leur vie sexuelle et quant au pourquoi de ces actions.

Voici les sept faits les plus intéressants à propos du sexe, de l’amour et de l’attirance que j’ai découverts.

1. La ruée d’émotions grisantes est vouée à prendre fin

Vous avez probablement été submergée par cette ruée d’émotions extraordinairement positives et liées aux premières rencontres avec quelqu’un de nouveau. On parle alors de la « phase lune de miel » d’une relation amoureuse.

Notre cerveau est inondé de dopamine, de sérotonine, d’ocytocine et d’autres substances chimiques dont rêve désespérément notre cerveau. Toutes ces substances déferlent parce que plus l’on s’attache à quelqu’un, plus notre relation est susceptible de durer et donc de donner naissance à des bébés.

Mais pourquoi cette phase lune de miel tend-elle à s’estomper après 12 à 18 mois de relation ?

D’après les biologistes évolutionnistes, ce déferlement de substances chimiques doit cesser à un moment parce que sinon, les bébés potentiels que vous pourriez avoir mourraient en raison de votre négligence … Si vous continuiez à vous procurer mutuellement autant d’attention, 24/24 heures et 7/7 jours.

Tout à fait. Si vous étiez trop occupée à regarder votre partenaire dans les yeux, une fois votre enfant venu au monde, celui-ci n’aurait que peu de chances de survie.

Cela signifie-t-il que ces sentiments amoureux magiques sont voués à disparaître et qu’il n’y a donc aucun intérêt à faire des efforts ? Pas du tout. Cela signifie simplement que vos corps souhaitent se lier aussi rapidement et puissamment que possible au début, de manière à ce que votre progéniture ait le maximum de chance de voir le jour. Il est toujours possible d’aimer et de désirer l’autre ainsi que de frémir sexuellement et passionnément, mais il n’est réalistement pas possible de conserver cette faim dévorante de l’autre. Qui l’eut cru ?

2. Les hommes tombent plus rapidement amoureux et mettent davantage de temps à oublier que nous

Je ne sais pas vous mais dans mon cas, le conditionnement social dans lequel j’ai été élevée m’a poussée à croire que les femmes avaient soif d’amour et qu’elles tombaient amoureuses en un claquement de doigts dans leurs tentatives d’entraîner des hommes quelque peu réticents à s’engager romantiquement.

Les hommes, d’éternels phobiques de l’engagement et supposés répandre leur semence sont loués pour leurs multiples aventures d’un soir. Ils tentent de rester détachés.

Mais il s’avère qu’il ne s’agit que d’une construction sociale, d’un tas de mensonges !

Globalement, les hommes tombent amoureux plus vite (au début) et mettent plus de temps à oublier leur partenaire (après une rupture) que leurs homologues féminines.

Aussi, alors que les hommes font preuve d’une telle tendance dans le cadre de leurs relations, il faut également noter qu’ils sont hautement encouragés, dès le plus jeune âge à dissimuler leurs sentiments (« ne sois pas trop sensible », « les garçons, ça ne pleure pas, etc. »).

Alors, même s’ils sont submergés par une ruée d’émotions au début ou à la fin d’une relation amoureuse, je suis prête à parier qu’ils sont aussi davantage susceptibles de camoufler autant que possible leur engouement ou leur tristesse en public.

3. Un baiser peut-il anéantir une relation ?

Avez-vous déjà été intéressé par quelqu’un, romantiquement parlant mais pour lequel vous avez perdu tout intérêt une fois le premier baiser échangé ? Si cela arrive, ce n’est pas sans raison.

Les baisers sont en fait des tests qui permettent à nos corps de savoir si la personne que l’on embrasse convient à notre ADN, génétiquement parlant.

Si vous et la personne que vous embrassez êtes immunisés aux mêmes maladies, vous ne serez pas attirés l’un par l’autre d’un point de vue chimique/sexuel. Et c’est parce que si vous deviez faire des enfants ensemble, ceux-ci ne seraient pas génétiquement aussi forts que s’ils étaient issus de vous et d’une personne avec laquelle vous ne partagez pas les mêmes immunités. Pour le dire plus simplement, en admettant que chaque personne soit immunisée contre 50 maladies, vos enfants auraient plus de chances de survie s’ils étaient issus d’une personne ayant 50 immunités totalement différentes (faisant donc un total de 100 immunités) des vôtres.

C’est aussi pour cette raison que souvent, si l’un des partenaires attrape un rhume, une grippe ou une autre pathologie, l’autre ne l’attrapera pas – il est résistant à la maladie et c’est une des raisons expliquant que vous soyez attirés l’un par l’autre.

Je ne me lasse pas de ces idées … Et nous ne sommes qu’à mi chemin !
Et nous avons une idée gagnante …

Bonus : il en va de même avec les odeurs et le goût de vos partenaires. En fait, j’ai même eu un client affirmant qu’il adorait lécher le pull de sa compagne après qu’elle soit rentrée de son jogging. Choquant ? Plutôt sexy !

4. Le regard baladeur finit par moins se balader

Beaucoup de mes clients masculins furent ravis d’apprendre qu’aux alentours des 28-32 ans, leur cerveau subit des changements dans sa chimie : plutôt que de s’employer à « s’accoupler avec autant de femmes que possible », il cherche à « trouver une partenaire pour faire des enfants ». Qu’un homme ait une envie consciente ou non d’avoir des enfants, sa volonté « d’ensemencer” et son état d’esprit poly-amoureux finiront par se transformer en une tendance à la monogamie.

Est-ce que cela veut dire que passé 30 ans, il arrêtera de reluquer le derrière des profs de yoga ? Non. Mais il deviendra un meilleur compagnon, plus attentif et moins distrait.

Alors messieurs, si vous avez entre 18 et 30 ans et avez peur de ne jamais avoir envie de vous marier, n’allez pas trop vite en besogne. Pour le meilleur ou pour le pire, la prochaine phase arrive et elle vous poussera à créer des liens avec une seule partenaire.

5. Que nous apprend la forme d’un pénis en matière d’infidélité ?

La société aime à insister sur l’idée que les hommes représentent le sexe infidèle par excellence et sont donc bien plus susceptibles d’avoir une aventure. Bien que plonger le nez dans des pourcentages, des tendances ou dans les intentions camouflées de l’infidélité masculine et féminine ne m’intéresse pas (du moins, dans le cadre de cet article), j’ai entendu parler d’une raison explicative et fascinante … Celle-ci se trouve dans la forme du gland du pénis.

D’après le livre Sperm Wars, il est dans l’intérêt évolutif des hommes (dans leur jeunesse) de disséminer leur sperme dans un maximum de corps féminins, de manière à « semer leurs graines ». De même, il est dans l’intérêt des femmes de s’accoupler avec de multiples partenaires afin de voir triompher les spermatozoïdes les plus forts.

Et le gland du pénis fait partie de l’équation. On a suggéré que le frein (l’arête/le dessous du gland) avait en fait pour principale fonction d’extraire le sperme des autres hommes du canal utérin. Qui plus est, le sperme participe aussi à cette action. Environ 1% du sperme occupe la fonction d’ « absorbeur d’œufs » tandis que les 99% restant s’attachent à combattre le sperme qui aurait été laissé par d’autres partenaires.

Ces données physiologiques ne signifient aucunement que les femmes sont plus susceptibles d’être infidèles mais l’évolution de ces caractéristiques physiques nous prouve que les besoins de survie et de reproduction occupent le premier plan dans le cadre de presque tous nos actes.

6. L’Effet Coolidge

L’Effet Coolidge fait référence à la tendance des mammifères à faire preuve d’un intérêt sexuel renouvelé lorsque lui sont présentés de nouveaux partenaires sexuels.

Qu’est-ce que ça veut dire ? D’un point de vue physique et sexuel, il est plus facile pour un homme (sexuellement mâture) d’avoir des rapports avec trois femmes différentes en 20 heures que d’avoir des rapports avec la même femme pendant ce même laps de temps.

Et c’est une des raisons expliquant le succès de la pornographie. Le cerveau ne réalise pas que les femmes en face de soi ne le sont pas physiquement et ne sont que de simples images sur un écran.

J’émettrais même l’hypothèse selon laquelle les jeux de rôles sont un fantasme aussi courant au sein des relations monogames durant depuis un certain temps. On a la même personne en face de soi mais avec une impression de différence et une excitation nouvelle. On peut avoir le plaisir de cacher avec une infirmière / un professeur / une rousse / une blonde tout en demeurant au sein d’une relation monogame avec sa partenaire.

7. La libido sexuelle s’éveille en cas de grandes victoires

Ce fait-là m’a coupé le souffle à plus d’un égard …

Non seulement, l’estime de soi d’un homme est liée aux fonds disponibles sur son compte en banque mais en plus, il reçoit une décharge de testostérone (l’hormone sexuelle et de l’agressivité) lorsqu’il réalise des gains financiers importants.

Du point de vue de l’évolution, c’est assez logique. Les hommes sont motivés par le succès, l’accumulation de ressources et d’influence, lorsqu’il s’agit s’attirer une partenaire sexuelle viable.

Le fait qu’un homme accumule des ressources (en gagnant à la loterie, en vendant sa voiture ou en spéculant) de manière à soutenir financièrement sa partenaire répond donc à un impératif biologique programmé consistant à s’accoupler aussi vite que possible. Le message sous-jacent à cet afflux de testostérone étant le suivant : « tu es un élément important au sein de notre groupe, maintenant va t’accoupler avec quelqu’un parce que ton ADN précieux doit continuer à être transmis ».

De simples faits

Est-ce que le simple fait que la science nous affirme la véracité de ces choses signifie qu’elles nous affecteront tous, 100% du temps ? Évidemment, la réponse est non. Il y a bien d’autres facteurs qui rentreront en compte. Par exemple, si un concessionnaire vend une Lamborghini hors de prix mais est dépressif ou est soumis à un grand stress, cela suffira peut-être à contrer la chimie de son cerveau et il lui sera impossible de devenir cet adolescent tout excité qu’il aurait pu être.

Mais, il s’agit tout de même de choses intéressantes auxquelles réfléchir et qui vous aideront à vous comprendre, ainsi que les autres, un peu mieux.