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Nous devions nous marier, mais tu as tout annulé

Nous devions nous marier, mais tu as tout annulé

Dès le premier regard, je t’ai presque aimé. Je dis presque parce que la raison veut que notre cœur ne tombe pas amoureux dès les premiers instants. Pourtant, j’ai bien eu ce fameux coup de foudre.

Je t’ai connu lors de cette soirée entre amis, il y a quelques années. Tu me semblais être l’homme idéal, beau jeune homme, bonne situation professionnelle, sympathique… Tu avais tout pour plaire et surtout pour être le gendre parfait. Nous nous sommes fréquentés plusieurs mois. Tu me semblais fort amoureux. Tu ne me refusais rien, même mes petits caprices de fille gâtée. Gâtée oui je l’étais surtout auprès de toi !

Tu avais toujours le sourire, jamais tu ne te fâchais. En tout cas, tu ne le montrais pas. J’étais heureuse avec toi. Nous étions pendant plus de deux ans sur un petit nuage. Les choses évoluaient tellement vite et dans le bon sens entre nous que je t’ai présenté mes parents.

Tu es même venu demander ma main officiellement auprès d’eux. Eux étaient aux anges. Ils étaient heureux de voir leur « petite princesse » trouver enfin, son « prince charmant ». Ils étaient loin de se douter que ce dernier se transformerait en méchant crapaud.

Nous étions sur un petit nuage et avions des projets plein la tête. Je semblais être très importante à tes yeux, j’étais ta priorité. Tu étais capable de délaisser ton travail pour discuter avec moi.
D’ailleurs, pour me le prouver il avait déjà bien amorcé les préparatifs du mariage. Nous comptions les invités chacun de notre côté et nous nous réjouissions à l’idée de les accueillir. Je ne parle pas des dépenses, parce que là tu ne comptais pas. Tu semblais vouloir le meilleur.

Nous avions décidé la date. C’était prévu pour le 20 décembre. Cette date n’était pas anodine car elle représentait notre mois d’anniversaire à tous les deux.
Nous semblions être sur la même longueur d’onde. Tout ce que nous entreprenions semblait s’harmoniser et prendre un sens. Nous étions sur le point d’acheter une belle maison à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Nous rêvions d’avoir plein d’enfants, de faire de beaux voyages…

Seulement, le destin en a décidé autrement…

J’étais loin d’imaginer ce que tu me préparais sous ce joli sourire. Un soir, alors que rien ne présageait la gravité de ce qu’il allait se produire, tu m’as appelé paniqué. Lorsque je t’ai demandé ce qui se passait, tu m’as dit : « vite il faut que l’on se voit, c’est urgent ! Je te dirais après ».

Je m’attendais au pire, mais je ne songeais pas un seul instant que tu annulerais l’espoir d’une vie, notre mariage. Lorsque tu as prononcé ces mots, je ne savais plus quoi te répondre. J’étais abasourdie par la violence de cette nouvelle. J’ai cru tomber par terre « pour de vrai ». Là ce n’était plus une simple expression, mais une sensation physique à part entière. J’étais dans l’incompréhension absolue.

J’avais l’impression qu’une tornade venait de me raser sous son passage. Je pleurais toutes les larmes de mon corps et toi la tête baissée tu ne daignais pas dire un mot ou même de me regarder. Je t’ai demandé si tu étais sûre de ne plus vouloir m’épouser et pourquoi. Tu as juste hoché les épaules.

Tu semblais vide, vide de toutes émotions. Tu étais froid contrairement à l’homme que j’avais connu. Je ne te reconnaissais pas… J’avais même peur de toi !

Je venais de subir une énorme injustice, une grande humiliation. J’étais profondément abattue. Je me demandais ce qu’il avait bien pu se produire. Ce qui m’énervait le plus était ton silence. Je ne le supportais pas. Je voulais que quelqu’un me réveille, tant je ne parvenais pas à y croire.

Je suis rentrée. J’ai annoncé la terrible nouvelle à mes parents. Ils se sont très vite trouvés dans un profond désarroi. Cependant, ils se sont rapidement ressaisis. Ils s’inquiétaient et craignaient le pire pour moi. Tu venais de briser leur chère et tendre petite fille.

Au bout de quelques semaines à broyer du noir, j’ai décidé de vivre à nouveau. Je voulais renouer socialement avec d’autres personnes, aller voir des amis, rire, apprécier la vie comme avant.

J’étais encore fragile et des larmes coulaient toutes seules dès que je voyais des couples à qui la vie semblait sourire. J’ai pris mon courage à deux mains et j’essayais de chasser toutes les pensées négatives de mon esprit. Ce n’était pas facile.

J’ai décidé de relever la tête et je l’ai fait grâce à proches. Ils ne m’ont pas laissé livrer à mon propre sort. J’avais peur que mon entourage ne se moque de moi et se plaît à dire : « tiens il l’a quitté, elle n’a que ce qu’elle mérite ! » ou encore « il a certainement trouvé une fille mieux qu’elle !»

C’est dire, comme tu es parvenu a casser l’estime que j’avais de moi… Heureusement, ce n’était pas pour bien longtemps. Eh oui, peu-à-peu, mon cœur dont la plaie béante saignait encore s’est apaisé.

Tu m’as rappelé pour m’exprimer tes regrets

Lorsque j’ai commencé à aller mieux, tu as pointé à nouveau, le bout de ton nez. Comme s’il ne me manquait plus que cela à ma souffrance. J’essayais de panser mes blessures, tant bien que mal. Je ne voulais pas répondre à tes appels. J’ai tenté de rester forte même si l’envie de te parler était encore plus intense.

Je pensais t’aimer encore, malgré le mauvais coup que tu m’avais assené. Jour après jours, tes appels et tes messages devenaient trop insistants. Tu me disais qu’il fallait absolument que je te réponde. J’ai tenu bon mais…

J’ai finalement craqué et j’ai répondu. Je me souviens, ma voix tremblait. Je tentais malgré tout de garder le cap pour ne pas perdre la face, une nouvelle fois. J’étais décidé, non pas de me venger, mais de tirer une croix définitive sur nous deux.

J’ai accepté de te revoir, mais pour clore une bonne fois pour toute cette lugubre histoire. Lorsque je t’ai vu, je me suis rendu compte que je ne t’aimais plus au même point. Tu avais beau essayer de me séduire par tes belles paroles et tes flatteries, je ne ressentais plus cette petite flae.

Tu m’as dit que tu regrettais. Que regrettais-tu en réalité ? Tu aurais sans doute souhaité ne jamais m’avoir connu, ou peut-être d’avoir pris la décision de nous couper l’herbe sous le pied. Cet amour qui naissait, tu as préféré le transformer en chaos.

Tu étais un mal pour un bien

Tu pensais sans doute avoir rendu ma vie amère ? Ne t’inquiète pas, un autre est venu adoucir, ce mauvais goût que tu m’as laissé. Tu m’as poussé sans le savoir et encore moins, le vouloir dans les bras du vrai amour, sans fausse promesse, celui qui vit au jour le jour et qui se nourrit de sentiments sincères.

Je ne me pensais pas être capable d’aimer à nouveau, mais je peux dire aujourd’hui que je l’aime bien plus que toi. Je ne contrôle rien comme avec toi, mais la pureté de notre relation ouvre mon cœur, un peu plus, chaque jour.

Je craignais que tu ne réussisses à faire disparaître en moi ce goût pour la vie, mais tu l’as réenchantée, bien sûr malgré toi et sans toi.

Aujourd’hui, je suis mariée et pleinement comblée. J’ai deux magnifiques enfants. Je conseille aux femmes déçues par l’amour, de ne jamais fermer la porte. Le vrai bonheur viendra sûrement sonner, un jour.

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