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Aller de l'avantPsychologieRupture

Des gens qui se sont aimés très fort peuvent rapidement devenir des étrangers

Des gens qui se sont aimés très fort peuvent rapidement devenir des étrangers et c’est une réalité qui est effrayante.

Nous, humains, sommes capables de faire preuve d’une indifférence totale et cela m’attriste profondément. Je suis peut-être extrême, surtout dans mes sentiments, mais c’est une chose qui me fait mal. 

Hier soir, j’ai discuté avec l’une de mes amies. Elle venait de mettre un terme (quelques jours auparavant) à une relation amoureuse durant depuis 5 ans. Elle me racontait avoir croisé son ex-compagnon dans la rue et avoir fait comme si elle ne le connaissait pas…

Je suis sa meilleure amie, sa confidente et essayant de faire de mon mieux pour comprendre les raisons d’un tel comportement, je ne pouvais pourtant pas m’empêcher de me demander…

Comment pouvons-nous êtes aussi insensibles ? Comment on en arrive à avoir aussi peu de cœur ?

Oui, je sais qu’il y a une réponse assez évidente à cette question … Parfois, la vie ne nous donne pas vraiment le choix et nous oblige à construire des murs, de véritables remparts. Et parfois aussi, c’est pour le mieux. C’est pour notre bien et c’est en fait lié à notre instinct de survie.

On peut être dans une souffrance telle, qu’il est préférable d’emmurer nos véritables sentiments. On peut être tellement abîmé et brisé qu’il est préférable de ne pas le dire à voix haute. Préférable de ne rien dire du tout et de faire comme si de rien n’était, comme si la vie recommençait.

Mais que se passe-t-il dans le cas d’une séparation ou personne n’est à blâmer ? 

Des gens qui étaient des étrangers, puis qui ont fini par tomber amoureux l’un de l’autre. Des gens qui ont ensuite partagé certains des plus beaux moments de leurs vies. Des gens qui ont partagé leurs espoirs, leurs rêves, leurs craintes et leurs angoisses. Des gens qui ont dévoilé leur âme et se sont offert un abri.

Des gens dont l’univers tout entier tournait autour de leur couple. Des gens qui se sont aimés plus que tout au monde. Des gens qui ont longtemps cru que ça durerait toujours.

Et un jour, BOUM. Tout s’arrête. C’est fini. Plus rien n’existe.

Notre âme est béante. Notre cœur n’est plus qu’une masse informe de douleur, mais on fait semblant que tout va bien ?

Notre cœur est en larmes. Nos yeux sont trempés. Mais on choisit d’éviter l’autre plutôt que de lui dire un simple bonjour ?

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer où est passé l’amour ? Comment a-t-il été annihilé en quelques jours ou en quelques semaines ? Est-il automatiquement transféré dans une relation nouvelle ? Ou se transforme-t-il en vide avec lequel on n’a d’autre choix que d’apprendre à vivre ?

Oublier semble être devenu un acte si naturel et si aisé. On se force à oublier. Mais la vérité demeure. On ne cesse jamais vraiment d’appartenir à ces personnes auxquelles on a confié notre âme.

On n’oublie jamais vraiment les caresses que l’on a partagées. On n’oublie jamais vraiment toutes les sensations expérimentées. Et ce, malgré nos féroces tentatives de réprimer tous ces sentiments.

Parce qu’il y a quelque chose dont on ne peut jamais se débarrasser : les souvenirs. Ils nous hantent. Ils sont des fragments de vie qui nous habitent éternellement. Des sensations qui traînent, des restes spectraux qui nous entourent inlassablement.

Il suffit d’une chanson qui nous fait penser à l’autre pour se rappeler et redécouvrir ses sentiments qui, un jour, nous ont animés et nous animent encore. Et on comprend qu’ils seront toujours là, quelque part.

On comprend que tous nos efforts surhumains ne suffiront peut-être pas à les extraire de notre corps. 

Et c’est certainement ce qui explique qu’en fin de compte, on en vient tous à la même chose… On se sépare, on prend des chemins différents et on fait comme si rien n’était jamais arrivé.

Et je peux que comprendre que pour certains la fuite soit préférable à la confrontation.

Mais pour ma part, je crois que soit on aime quelqu’un éternellement, soit on ne l’a jamais véritablement aimé. Alors peut-être les plaies et les cicatrices sont-elles imprimées dans notre cœur à vie.

Peut-être se referment-elles et guérissent-elles. Peut-être fait-on juste semblant d’avoir atteint la rédemption, par peur de retomber dans le même piège et de souffrir à nouveau.

Mais quoi qu’il en soit, je crois qu’un amour véritable nous habite éternellement… Même s’il est arrivé à son terme. Je crois que l’amour ne nous quitte jamais et qu’il faut une vie pour apprendre à lui donner une nouvelle place, celle qu’il doit se trouver lorsqu’il se termine.