Peine d'amourRelation

Je ne t’oublierai jamais mais je te laisse t’en aller.

Je ne t’oublierai jamais mais je te laisse t’en aller.

Doucement mais surement, j’abandonnerai l’idée de nous, de nous deux. J’abandonnerai toute notion de futur, ces faibles espoirs que toi et moi aurions pu devenir quelque chose de vrai. Je regarderai les promesses de demain s’éloigner comme s’éloigne hier, morceau par morceau, instant par instant, larme après larme.

Et je serai libre.

Je délierai les liens qui m’empêchent de m’aimer simplement parce que toi, tu ne pouvais pas m’aimer comme j’en avais besoin. Je briserai les chaines qui m’emprisonnaient dans le beau chaos que tu étais. Je jetterai la clé. Je m’essuierai les mains, me débarrasserai des restes de promesses et m’en irai. Couverte de plaies et de bleus, certainement, pas indemne, balafrée et défaite, mais tenant pourtant sur mes deux pieds.

Enfin, je te laisse t’en aller.

Mais tout ça ne signifie pas que je t’oublierai. Non. Je sais que je me souviendrai. Tu as été et est encore, beaucoup trop important à mes yeux. Tu m’as guérie, m’as aimée mais tu m’as complètement et profondément brisée. Et ce n’est pas le genre de marque qui disparaît facilement, pas une plaie qui guérit en quelques jours.

C’est le genre d’amour à sens unique qui laisse sur son coeur une plaie brulante.

Je reconnais et accepte que certaines fois, je penserai à toi. Et à ces moments-là, je risque de souffrir. Je risque de sourire. Mais pour être honnête, peut-être que je ne ressentirais rien. Mais ce qui compte :

C’est que je me souviendrai mais j’avancerai.

J’apprécierai ce que nous étions, ce que nous n’étions pas et ce que tu m’as appris. Tu me manqueras. Tu ne me manqueras pas. Que ce soit fini sera un soulagement. J’attendrai de pouvoir prendre un nouveau départ. Lâcher prise est un voyage. Mais il s’agit véritablement du seul moyen de se libérer. Fini de danser au bord d’un précipice parce que c’est confortable et finalement prête à plonger dans un océan d’incertitudes, même si cela signifie que tu ne viens pas avec moi.

Mais surtout, ceci est une déclaration officielle que je fais à moi-même : je ne laisserai plus jamais quelqu’un avoir une telle emprise sur moi. À partir de maintenant, je suis mon propre maître. Chute libre, incertitude, peur, douleur, guérison, mais en n’appartenant qu’à moi.

Il n’en sera pas autrement.

Annabelle S.
Née et élevée à Gatineau, femme au foyer et heureuse maman de 2 enfants. Je suis une grande passionnée, en tout et par tout. Mais ma grande obsession, c’est l'écriture. J’ai toujours écrit, tenu des blogs, gribouillé des carnets par dizaines et récité des poèmes. Les lettres, la littérature c’est dans le cœur et on n’y peut rien.