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Pourquoi le pervers narcissique déteste être père, les 6 Raisons inavouables

Pourquoi le pervers narcissique déteste être père, les 6 Raisons inavouables

Le pervers narcissique évolue dans un univers dont il se considère le soleil incontesté, exigeant que toutes les planètes, c’est-à-dire son entourage, gravitent autour de lui pour nourrir son ego démesuré.

Son existence est régie par un besoin insatiable d’admiration, un sentiment de supériorité grandiose et une absence criante d’empathie véritable pour les sentiments et les besoins d’autrui.

Il construit soigneusement un personnage public impeccable tout en manipulant son cercle privé pour maintenir son emprise.

L’arrivée d’un enfant, ce petit être vulnérable et légitimement centré sur ses propres besoins, vient bouleverser cet écosystème narcissique fragile.

L’enfant n’est pas accueilli comme une bénédiction, mais comme un perturbateur qui menace l’équilibre précaire et égoïste que le père narcissique a instauré.

En effet, la parentalité exige tout ce dont le narcissique est dépourvu : don de soi, patience, humilité et capacité à célébrer les succès d’un autre.

Ainsi, ce qui devrait être une source de joie et d’épanouissement se transforme en un cauchemar quotidien pour lui, et par ricochet, pour sa famille.

Explorons sans détour les racines de ce rejet paternel !

1. L’enfant, un rival pour le projecteur

La raison la plus immédiate et la plus évidente réside dans la dynamique de l’attention.

Pour le pervers narcissique, l’oxygène qui alimente son estime de soi vacillante est l’admiration et l’attention constantes de son entourage.

Il se nourrit de l’énergie psychique des autres, et plus particulièrement de celle de sa partenaire.

Avant l’arrivée de l’enfant, tu étais sans doute son principal pourvoyeur.

Tu constituais son public captif, son miroir, sa source de validation.

L’enfant, dès son premier souffle, vient capter une part immense, et surtout légitime, de cette attention.

Ses pleurs, ses rires, ses besoins fondamentaux de nourriture, de sommeil et de réconfort deviennent la priorité absolue de la mère, reléguant le père narcissique au second plan.

Il ne perçoit pas cela comme un processus naturel et nécessaire, mais comme une humiliation personnelle, un vol pur et simple.

Il entre alors en compétition directe avec son propre enfant pour le rôle principal dans ta vie.

D’ailleurs, il peut minimiser les réussites de son fils ou de sa fille lors d’une fête de famille, détourner habilement la conversation vers ses propres exploits professionnels ou personnels, ou provoquer une scène mélodramatique le jour de l’anniversaire de l’enfant pour recentrer les regards sur sa propre détresse supposée.

Chaque moment de bonheur partagé avec l’enfant est une petite piqûre pour son ego surdimensionné.

Comment oses-tu trouver de la joie en dehors de lui ?

Comment cet être immature et dépendant peut-il t’apporter quelque chose qu’il est, lui, censé t’offrir ?

Cette rivalité pathologique est le premier signe que tu n’élèves pas un enfant avec un partenaire, mais contre un concurrent.

2. La perte de contrôle et l’autonomie de l’enfant

Le contrôle est le pilier central sur lequel repose l’univers du pervers narcissique.

Il contrôle les finances, les relations sociales, les émotions de son entourage et surtout, l’image que le monde extérieur perçoit de son foyer.

Un enfant représente l’incarnation même de l’imprévisibilité et de l’autonomie croissante.

Un bébé pleure sans prévenir, un enfant d’âge scolaire développe ses propres opinions, un adolescent affirme sa personnalité et ses désirs.

Chaque étape de ce développement est vécue par le père narcissique non pas comme une fierté, mais comme une série de défis à son autorité absolue et de menaces à son contrôle méticuleux.

Cette perte de maîtrise progressive est une torture psychologique pour lui.

En réaction, il déploie des stratégies de manipulation pour tenter de maintenir son emprise.

Il critique sans relâche les choix vestimentaires de son enfant, lui reprochant de ne pas être à la hauteur de l’image qu’il veut projeter.

Il dénigre ses amis, cherchant à l’isoler pour mieux le dominer.

De plus, il impose des règles absurdes et changeantes, créant un climat d’insécurité permanente où la seule façon d’obtenir un semblant de paix est de se soumettre à son bon vouloir.

La volonté naissante de l’enfant est perçue comme un acte de rébellion insupportable qu’il faut écraser dans l’œuf.

Il ne voit pas un être humain en construction, mais un objet qui refuse de fonctionner selon son programme.

Cette bataille pour le contrôle est épuisante et sans fin, car elle se heurte à la force de vie même que représente un enfant qui grandit.

3. L’incapacité à l’empathie et aux soins désintéressés

Au cœur du trouble narcissique se trouve un vide émotionnel béant : l’incapacité à ressentir une empathie authentique.

Le pervers narcissique peut imiter la compassion, jouer le rôle du père concerné en public, mais dans l’intimité, il est émotionnellement stérile.

Il ne peut tout simplement pas se connecter à la détresse, à la peur ou à la vulnérabilité de son enfant.

Les pleurs d’un bébé ne suscitent pas en lui un élan de protection, mais de l’irritation, car ils perturbent son confort.

Le narcissique accueille les chagrins d’un adolescent avec du mépris ou des moqueries, les qualifiant de faiblesses ridicules.

Le rôle de parent est un don de soi constant, une disponibilité émotionnelle sans faille pour répondre aux besoins d’un autre être.

Pour le narcissique, cette énergie dépensée pour autrui est une énergie volée à son propre compte en banque émotionnel.

Il considère les soins parentaux comme une corvée ingrate, une série de tâches qui ne méritent ni reconnaissance ni gratification.

Lorsqu’il doit, par exemple, consoler son enfant après un cauchemar, il le fait avec une froideur mécanique, ou pire, en reprochant à l’enfant de l’avoir dérangé dans son sommeil.

Il est incapable de comprendre la notion d’amour inconditionnel ; pour lui, l’amour est une transaction, un investissement qui doit rapporter des dividendes sous forme d’admiration, de loyauté et de services rendus.

Un jeune enfant ne peut fournir ces dividendes, il n’est donc qu’une source de dépenses énergétiques.

Cette absence de chaleur humaine laisse une empreinte profonde sur l’enfant, qui grandit avec le sentiment confus de ne jamais être assez important pour mériter l’attention sincère de son père.

4. La parentalité, un miroir de ses propres failles

Derrière la façade grandilo-mégalomane du pervers narcissique se cache une estime de soi fragile, une honte profonde et un sentiment d’imposture qu’il fuit toute sa vie.

L’enfant, par son innocence, son authenticité et son développement naturel, devient un miroir involontaire qui lui renvoie l’image de ses propres imperfections et de sa propre vulnérabilité refoulée.

Voir son enfant échouer, même de manière mineure, est comme une tache sur sa propre image de perfection.

D’un autre côté, la sensibilité de l’enfant est comme une faiblesse qui lui rappelle la sienne, qu’il a durement enfouie sous une carapace de cynisme.

Pire encore, l’enfant est souvent le dépositaire de ses projections !

Le père narcissique, incapable de regarder ses propres défauts en face, les voit et les hait chez son enfant.

S’il a lui-même des difficultés sociales, il traitera son enfant de timide, pathétique.

S’il a échoué dans certains domaines, il reprochera à son enfant de ne pas être assez performant.

L’enfant n’est jamais jugé pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il représente inconsciemment pour son père : un rappel vivant de tout ce qu’il méprise en lui-même.

Cette dynamique toxique empêche toute relation saine et pousse le père narcissique à rejeter l’enfant qui, sans le vouloir, lui montre le reflet de sa propre humanité brisée.

Il ne peut aimer cet enfant, car aimer cet enfant reviendrait à aimer les parts de lui-même qu’il a sacrifiées pour construire son faux-soi.

5. L’enfant brise le couple fusionnel et triangulaire

Dans la dynamique de couple qu’il instaure, le pervers narcissique considère sa partenaire comme une extension de lui-même, un objet destiné à combler tous ses besoins et à valider son importance.

Il aspire à une relation fusionnelle duelle, un cocon dont il est le centre absolu.

L’arrivée d’un enfant brise irrémédiablement cette bulle.

Tu n’es plus seulement sa compagne, tu deviens une mère.

Tu dois dorénavant partager ton attention, ton amour et ton énergie, et cette triangulation est insupportable pour lui.

Il se sent délaissé, trahi même, et voit l’enfant comme un intrus, un rival qui lui a volé sa place privilégiée dans ton cœur.

Il ne célèbre pas le lien mère-enfant ; il le jalouse amèrement.

Cette situation est le terreau fertile pour le jeu malsain du triangle dramatique, où il endosse le rôle de la victime.

Il t’accusera de le négliger, de ne plus l’aimer, de prioriser systématiquement l’enfant à son détriment.

Il peut simuler une maladie ou créer une crise pour que tu doives quitter le lit de ton enfant endormi pour t’occuper de lui.

Souvent, il tentera de te monter contre ton propre enfant en te suggérant qu’il est capricieux, manipulateur ou qu’il te manque de respect, espérant ainsi te forcer à choisir son camp.

Cette guerre larvée pour reprendre sa place de numéro un dans ta vie crée donc un climat de tension et de culpabilité permanent, où tu es tiraillée entre ton devoir de mère et la pression exercée par ton conjoint.

6. La responsabilité et les obligations, un fardeau étouffant

Enfin, la parentalité est, par essence, un engagement à long terme fait de responsabilités écrasantes et de renoncements personnels.

Elle exige de la stabilité, de la fiabilité et un sens du devoir qui sont aux antipodes de la psyché du pervers narcissique.

Ce dernier vit dans l’instant présent, cherchant la gratification immédiate et fuyant les contraintes comme la peste.

Les obligations financières, la charge mentale de l’organisation, la monotonie des routines quotidiennes, la responsabilité morale d’élever un être humain équilibré… tout cela représente un fardeau étouffant pour son esprit immature.

Il perçoit ces devoirs non pas comme un investissement d’amour, mais comme une prison dont il cherche constamment à s’échapper.

Son absence physique ou émotionnelle devient alors une stratégie d’évitement.

Il travaille soudainement tard tous les soirs, s’investit dans des hobbies chronophages, ou se retire dans le silence derrière son téléphone.

Lorsqu’il est contraint d’assumer une partie de ces responsabilités, il le fait en se plaignant amèrement, en soulignant le « sacrifice » immense qu’il consent, utilisant cela comme une monnaie d’échange pour exiger de la gratitude ou des faveurs.

L’enfant, dans cette équation, n’est plus qu’un poids financier, une limite à sa liberté, un obstacle à son désir de vivre sans entraves.

Il ne voit pas la beauté de contribuer à l’avenir d’une personne, mais seulement la lourdeur d’une chaîne qu’il n’a jamais voulue.

Conclusion

 Le pervers narcissique ne déteste pas nécessairement l’enfant en tant qu’individu unique, mais il déteste farouchement la fonction de père, car celle-ci exige tout ce qu’il ne peut et ne veut pas donner.

Elle le confronte à son manque d’empathie, à sa soif d’attention, à son besoin maladif de contrôle, à ses propres démons intérieurs, à la perte de sa position centrale et à un fardeau de responsabilités qu’il refuse de porter.

Le résultat est une présence fantomatique : un homme peut habiter sous le même toit, mais son cœur et son esprit sont ailleurs, centrés sur sa propre préservation.

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