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Motivation / Inspiration

La vie équilibre toujours les choses : le mal que tu m’as fait te hantera pour toujours

Je ne suis pas rancunière. Je ne suis pas du genre à essayer de me venger ou de prendre ma revanche. Même si quelqu’un me fait du mal, je fais mon possible pour lui trouver des excuses. J’essaie de justifier ses actes, de les comprendre et ensuite, de les pardonner.

Mais je ne vis pas dans un monde imaginaire, je sais que je ne suis pas parfaite. On pardonne, mais le fait-on pour les autres ou pour soi-même ? Surement un peu des deux. Ce qui est certain, c’est que le pardon est libérateur et il aide à avancer.

Ce qui est également certain, c’est que jusqu’à il y a peu, je finissais toujours par pardonner, quoi que l’on m’ait fait.

Jusqu’à ce que tu arrives.

Tu m’as beaucoup changée. Tu as impacté ma vision du monde, mes opinions sur les hommes et sur les gens en général. Tu as altéré l’image que j’avais de moi et tu as détruit ma foi en l’amour et en l’humanité. Mais j’ai appris à vivre avec. Après un long travail, j’ai accepté cette personne en laquelle tu m’avais transformée.

J’ai accepté ce nouveau moi. Mais ce que je n’arrive pas à accepter, c’est que tu aies détruit ma capacité à pardonner. Parce que ce que tu m’as fait est impardonnable. Parfois, je me surprends à me dire que ton seul objectif était de me détruire, dès les premiers moments de notre rencontre.

Je ne saurais jamais ce qui t’a poussé à me faire autant de mal, mais ça n’a plus d’importance maintenant. Le fait est que tu m’as blessée au plus profond de moi. Tu m’as blessée et m’as laissé des cicatrices indélébiles. Et pas simplement en me quittant.

Notre relation tout entière a été un enfer pour moi. Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis restée. L’espoir, sans doute…

Bien-sûr, nous avons aussi eu des bons moments. Et je me suis longtemps raccrochée à ces bons moments. Mais le mal que tu m’as fait annule le peu de bien qui nous unissait. Maintenant, je ne me souviens que de l’horreur.

Je ne me souviens que de la douleur, de l’humiliation et des pleurs. Je me souviens m’être dit que je devenais folle. Je me souviens que tu m’as manipulée. Je me souviens de ta jalousie et de ta possessivité. Je me souviens de l’immense emprise que tu prenais plaisir à étendre sur moi. Je me souviens que tu me prenais tout, sans jamais rien me donner en retour.

Je me souviens de toutes les nuits blanches passées à prier pour que tu changes. Je me souviens des violences psychologiques que tu m’as infligées et de tous ces matins où je souhaitais ne pas m’être réveillée. Je me souviens mon sentiment d’impuissance et mon désespoir. Je me souviens m’être dit que jamais je ne pourrais t’échapper.

Et surtout, je me souviens qu’après tout ce que tu m’as fait subir, tu m’as quittée.

Je me souviens de mon désir de te voir revenir, même sachant que tu me détruirais le cas échéant. Je me souviens m’être sentie utilisée et inutile, vidée et épuisée par toutes les douleurs que ta simple existence m’imposait.

J’ai longtemps eu l’impression qu’aucun homme ne serait capable de m’aimer. Plutôt normal quand on pense que celui à qui j’ai tout donné en a lui-même été incapable.

Je me souviens être détruite, pensant que je n’avais plus aucune raison de vivre. Je me souviens du désespoir dans mes yeux, celui qui me sautait au visage chaque fois que je passais devant un miroir.

Je vais mieux aujourd’hui, mais tu as laissé ton empreinte sur mon âme.

Et c’est pour cette raison que je sais que la vie te puniras. La vie équilibre les choses et elle ne te laissera pas t’en sortir aussi facilement. On ne fait pas souffrir les autres comme ça, sans jamais en payer les conséquences.

Non, tu ne vivras jamais en paix et tu n’obtiendras jamais mon pardon.

Je suis désolée, je ne peux pas être noble et te souhaiter tout le bonheur du monde. Je ne veux pas que tu vives heureux pour toujours. Non, je veux que la culpabilité te ronge, aussi longtemps que je serai rongée par la douleur et le désespoir. Je veux que tu traverses tout ce que j’ai traversé par ta faute.

Même lorsque tu seras heureux, j’espère qu’il y aura dans ta tête une petite voix qui te rappellera tout ce que tu m’as fait subir. Même quand tu m’auras totalement oubliée, j’espère que tu te réveilleras en pleine nuit, rongé par la culpabilité ; même si c’est sans vraiment savoir pourquoi.

Même si un jour tu changes, je veux que toujours tu te rappelles que tu as détruit la vie d’une femme. Je veux que tes mauvaises actions t’assaillent et te rappellent constamment celui qui tu es vraiment.

La vie te rendras la monnaie de ta pièce. J’en suis certaine. Quant à moi, c’est la dernière fois que je parlais de toi, la dernière fois que je pensais à toi ou du moins à toutes les horreurs que tu m’as fait subir.

Je ne suis toujours pas rancunière et j’apprendrai à vivre avec mes souffrances. Mais jamais, je ne te pardonnerai.