Overthinking lorsque l’on est une femme anxieuse

C’est clair que toi tu crois savoir c’est quoi, mais le sais tu vraiment? Tu sais réellement ce qu’une personne anxieuse ressens chaque jour face aux autres? Je doute, car un humain anxieux a le réflexe de ne pas en parler pour éviter de déranger les gens autour de lui.

C’est ton ami qui s’inquiète toujours pour toi, peut-être un peu trop, mais qui fera tout en son pouvoir pour te voir sourire. C’est aussi ton friend qui a des plaies à vifs, mais qui préfère utiliser son collier pour y glisser des points de sutures, qu’au lieu d’aller à l’hôpital déranger les autres.

Le feeling d’être anxieux ça ravage c’qui restait de toi pour sourire aux étrangers. Ça t’enlève toutes les chances que t’aurait pu avoir avec quelqu’un, seulement parce que t’overthinking après tous les petits détails qui n’ont pas de réelles importances. C’est aussi, parfois, vouloir recommencer à zéro. Pouvoir avoir la chance de changer de vision et d’esprit. Mais c’est impossible, parce qu’on s’en rend compte seulement quand qu’on a déjà ravager une partie de nous-mêmes.

Quand il pleut, je m’assoie au bord du lac avec mon parapluie à la main et puis je regarde les milliers de gouttelettes d’eau tomber chacune leurs tours dans l’eau. Elle est différente aujourd’hui, elle est éclairée par les lampadaires à proximité de la route qui donne vue sur cette rivière. Mais dans le fond, est-ce qu’on peut dire qu’elle nous semble différente si on ne sait pas ce qu’il se cache en dessous de toute ces couleurs?

Doit-on continuer à se soucier de tous ces détails qui deviennent à long terme toxique pour nous? Faut-il vraiment continuer de sourire sans jamais se soucier de la peine qui nous ronge de l’intérieur? « On » exclue la personne qui parle, « tu » aussi, « il/elle, ils/elles » pareille, « je » dois-je l’employer? Ou devrait-on l’employer?

Parce que c’est pas chaque jour que j’ai envie de me réveiller et de faire face à des gens tout plein de bonté. Je les envies au contraire. C’est déstabilisant de voir que l’anxiété nous touches à ce point. De remarquer que ça nous empêches d’avancer et de vivre pleinement. Ça nous affecte même si parfois on dit le contraire.

Je remet souvent mes mots en question. Dois-je dire ça ou cela? Dois-je lui dire si ou ça? Devrais-je lui demander si « ça va » ou je vais la déranger? Devrais-je aller là ou ici? Est-ce que je pars là ou plus tard? Dois-je avancer ou rester? Toujours des question sans cesse. C’est ce qui nous empêchent d’accéder à la sérénité.