AmitiésParentalité

Vous aimez mon enfant comme s’il était le vôtre alors “Merci, les amis !”

Je ne le dis peut-être pas assez mais je suis très reconnaissante !

Après des années en couple, mon compagnon et moi avons décidé d’avoir un enfant. Mais, quand je suis tombée enceinte, un sentiment d epeur m’a envahie. J’étais pétrifiée… tétanisée. Des milliers de pensées ont surgi dans ma tête. Comment élever cet enfant ? Comment le rendre heureux ? est-ce que je vais le blesser en faisant telle ou telle chose ?

Je n’ai pas échapper aux doutes et aux remises en question que traversent beaucoup de femmes pendant leur grossesse. Est-ce que c’est le bon moment pour nous pour avoir un enfant ? Est-ce qu’on va savoir lui offrir tout ce dont il a besoin ? Cette peur prend une telle ampleur qu’on se lance dans des recherches frénétiques. On lit tout ce qui nous tombe sous la main : les brochures sur la grossesse et l’accouchement, les livres sur la parentalité et on s’inscrit sur des dizaines de newsletters sur l’allaitement et la nourriture bio.

Pourtant, toutes ces informations ne nous ont pas vraiment satisfaits. Trop d’opinions, trop d’avis différents… Et, le fait que ce soit des inconnus qui partageaient leurs points de vue n’aidait sûrement pas. Alors, on a commencé à questionner notre famille et nos amis. Quel est le plus grand changement qu’ils ont connus quand ils ont accueilli leur bébé ? Qu’est-ce qu’on doit savoir sur l’accouchement ? Quels sont les pièges de la parentalité à éviter ?

Une nouvelle fois, chacun avait son opinion et son avis sur le sujet. Pourtant, mes amis ont été d’une grande aide et d’un soutien inconditionnel. C’est pour cela que j’ai fini par leur avouer que j’avais, malgré toutes les informations réunies, une question qui me trottait constamment dans la tête et que je ne parvenais pas à oublier : Est-ce que je vais être une bonne maman ?

Cette question est devenue d’autant plus importante quand mon partenaire m’a quittée pour me laisser seule face aux inconnus que représentent la grossesse et la parentalité. Finalement, il a décidé qu’être père n’était pas l’un de ses rêves. Il a choisi de faire ses valises et de ne pas rencontrer son fils. Pour lui, nous sommes devenus des étrangers, des gens de passage dans sa vie.

L’importance des amis

Alors, chaque jour, vous veniez me voir pour me dire que tout allait bien se passer, pour me remonter le moral et pour vous assurer que je ne me laissais pas emporter par la dépression. Sans vous, je n’aurais pas réussi à sortir la tête de l’eau et j’aurais sûrement pris une décision que j’aurais regretté pour le reste de ma vie. Sans vous, je serais devenue une femme aigrie et en colère.

Et, je n’aurais pas réussi à me reprendre en mains pour me concentrer sur le plus beau rôle de ma vie : être maman. Avec votre aide, j’ai pu me fixer de nouveaux objectifs et trouver de nouvelles façons de subvenir aux besoins de mon enfant, aussi bien financiers qu’émotionnels. Vous m’avez remise sur le droit chemin et pour cela, je vous remercie infiniment !

Bien avant la naissance de mon enfant, vous m’avez rassurée. vous m’avait dit que je pouvais le faire, que j’avais la force nécessaire et l’instinct maternel inné. Mes inquiétudes personnelles vous ont peut-être donné l’impression que je ne vous écoutais pas à l’époque. Mais si… Je vous ai écouté et je vous ai cru. Sinon, je n’aurais jamais pu être la mère que mon enfant méritait.

Grâce à vous, j’ai réussi à rassembler les morceaux brisés de mon être, ceux que l’anxiété et la peur avaient détruit. D’ailleurs, quand je vous ai dit que j’allais être mère, j’ai pu voir dans vos yeux tout l’amour que vous me portez. C’est aussi à ce moment-là que j’ai compris que vous aimerez mon enfant autant que vous m’aimez moi !

Avant même son arrivée, vous l’avez accepté et vous avez choisi de prendre la responsabilité de devenir des rôles modèles pour lui. Sans que je vous le demande, vous vous êtes impliqués dans la préparation de son arrivée, dans sa naissance et dans son éducation. Vous m’avez aidée à faire de ce bébé, un homme respectable, aimant et heureux.

Pendant des années, vous l’avez regardé grandir. Et, votre amour pour lui s’est renforcé avec le temps. Vous croyez tellement en moi que ma confiance et mon estime de moi sont à l’apothéose. Et, lorsque mon fils gravit une nouvelle échelle ou réussit une nouvelle étape de sa vie, votre joie et votre excitation sont aussi visibles que les miennes. C’est pour cela que je suis persuadée que je pourrai toujours compter sur votre soutien et votre aide.

Avec votre appui, mon petit garçon est devenu un homme reconnaissant qui respecte toutes les femmes. Vous lui avez montré où se cachaient les beautés de ce monde. Vous lui avez appris à profiter de chaque instant et de toujours s’investir à fond dans tout ce qu’il fait. Par le biais de votre relation et grâce à tout votre amour, il a pu découvrir l’amour de Dieu.

Il sait parfaitement que vous n’êtes pas sa famille de sang mais, à ses yeux, vous êtes tout de même sa famille. Il vous aime tellement. Vous êtes ses oncles et ses tantes. Vous êtes ses enseignants et ses guides. Vous êtes ceux vers qui ils se tournent quand notre relation bat un peu de l’aile. Vous avez toujours de bons conseils à lui donner et il vous écoute toujours avec beaucoup d’attention.

Pour lui, vous êtes comme une roue de secours qu’il peut toujours sortir quand il a un problème, une question ou une relation tendue avec sa mère. Il apprécie réellement tout ce que vous faites. Il est conscient que vous n’êtes pas obligés de lui porter autant d’attention et d’amour (après tout, rien ne vous force à rester) mais il sait que vous avez fait le choix libre d’être sa famille.

Et, à ses yeux, cela vaut tout l’or du monde. Et, pour moi, c’est bien plus que ce que j’aurais jamais pu espérer trouver pour mon fils. Alors, merci ! Merci d’être vous ! Merci d’être toujours là pour nous aider : Merci de nous soutenir dans les moments difficiles et de toujours être prêts à fêter nos victoires et nos réussites.

Sans vous, la vie serait beaucoup moins drôle et intéressante. Sans vous, je ne sais pas où on en serait aujourd’hui. Sans vous, je ne serais peut-être pas la mère que je suis aujourd’hui. Et, sans aucun doute, sans vous, mon fils ne serait pas l’homme exceptionnel qu’il est devenu. Alors, merci les amis !

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