Puisque Je Ne Peux Te Forcer à M’aimer

Cela semble tellement simple et logique. Comme si aimer si fort pouvait faire en sorte de tout régler. Donner tout ce que l’on a. Se montrer courageux. Etre vulnérable. Et tout fonctionnera comme sur des roulettes.

Mais l’on sait tous que cela n’est pas systématiquement vrai. Car, parfois, lorsque l’on aime quelqu’un, on se trompe parfois, même si l’on essaie de faire au mieux. Parfois, cela ne suffit pas.

Alors, pourquoi nous entêtons-nous ? Pourquoi risquons-nous de souffrir et de pleurer, de passer des nuits entières à nous lamenter, si l’on sait au fond de nous, dès le départ, que cela ne marchera pas?

Car, au-delà du rejet, au-delà de cet instant précis où les questions se bousculent dans votre tête, vous sentez en vous cet élan de courage, qui vous pousse à dire des choses que plus tard, vous pourrez regretter. Mais encore au-delà, il y a de l’espoir. Car vous vous espérez secrètement que vos sentiments soient réciproques.

Alors, vous prenez votre courage à deux mains et foncez tête baissée. Car dans la vie, mieux vaut avoir des remords que des regrets ; mieux vaut obtenir les réponses aux questions que l’on se pose.

Que tu ne m’aimes pas en retour ou ne ressentes pas ce que je ressens est une chose. Mais mon petit doigt me dit qu’il y a quelque chose de plus entre nous. Et c’est justement ce quelque chose qui me donne la motivation nécessaire à me dévoiler.

Je sais que tu le ressens toi aussi. Nos échanges de regards intenses me laissent penser que ton cœur bat au diapason du mien. J’ai pu le sentir lorsque j’étais couchée à tes côtés. Car ce n’était pas qu’un simple baiser. C’était LE baiser. Et dès que nous sommes réunis, je sais que pour toi aussi, le temps s’arrête. Comme si nous étions seuls au monde.
Je ne suis pas du genre à implorer l’autre pour qu’il m’accorde son attention. Mais je pense qu’ici, cela vaut la peine. Je pense que nous pourrions vivre quelque chose de beau. Je sais que tout cela te fait peur. Autant qu’à moi. Je sais que nous prenons tous deux de risque de souffrir de nouveau. J’en ai peur, moi la première.

Mais je décèle en toi ce petit « truc » en plus.  Il y a ce sentiment qui me guide.

Je ne peux pas te forcer à m’aimer. Je ne peux pas te forcer à ressentir des choses à mon égard. Je ne peux pas forcer les choses. Mais je pense qu’au plus profond de ton être, tu en as conscience. Et que c’est pour ça que cela fait si peur.

Car la seule chose qui peut faire mal, en plus de se tromper, est de laisser filer le bonheur.

Tu n’es peut-être pas prêt à faire l premier pas, ni à admettre ce que tu ressens pour moi. Mais je me tiens là, devant toi, et je te demande d’au moins essayer.

Car je te donnerai tout ce que je pourrai. Comme jamais personne ne l’aura fait. Je te montrerai que tu mérites d’être heureux.  Car tu mérites le meilleur. Tu mérites quelqu’un qui t’aimerait très fort. Tu mérites que quelqu’un entre dans ta vie pour la rendre plus belle. Et je voudrais être cette personne.

Alors je me mets à nu devant toi. Faus-moi confiance. Choisis-moi. Aime-moi.

Car moi, je t’ai déjà choisi. Je t’ai choisi parmi tous ces gens. Car parfois, tout ce dont tu as besoin, c’est que quelqu’un t’ouvre les yeux. Aime-moi, car je pense que même soit u brisais mon cœur, je continuerais d’aimer chaque partie de ton être.

Je ne veux pas être la seule à désirer tout ça. Mais si jamais tu te posais des questions, je t’attendrais. Je serais là, prête à te prendre la main. Prête à vivre quelque chose avec toi.

Je n’ai pas l’intention de te faire du mal. Je n’ai pas l’intention de renoncer. Je serai cet Autre. Et je t’attendrai, même si tu t’éloignes.

Merci de m’avoir appris que mon cœur pouvait encore aimer, même au risque de souffrir une nouvelle fois. Merci de m’avoir aidé à pouvoir faire de nouvelles promesses. Je te promets de t’aimer, même si mon cœur est en miettes.