Parfois, il faut savoir s’arrêter. A temps.

J’ai compris avoir été qu’un objet à tes yeux. Un objet que l’on utilise. A sa guise.

Parce que oui, tu m’as utilisée. Ou plutôt tu as utilisé ton charme pour m’utiliser. La vérité c’est que je n’ai pas pu résister. J’ai plongé, aveuglément, en étant bien consciente que je ne serai probablement jamais l’exception, ton exception. C’est certain que je n’aurais jamais du m’embarquer là dedans. Inévitablement, j’allais perdre le contrôle.

Notre rencontre n’a pas été spéciale. Pas ce genre de coup de foudre dont on parle tant ou que l’on espère vivre un jour. Une rencontre tout à fait banale. Puis, vient le moment où tu commences ton petit jeu de séduction. La partie peut alors commencer.

Il n’a pas fallu grand chose à vrai dire. C’était de la séduction facile. Je t’ai rencontré à un moment où mon taux d’affection était au plus bas. Pas de chance. Pour toi ou pour moi, je ne sais pas. C’était plaisant. Drôle aussi. Au début.

Avant cette nuit, rien me permettait de croire que quelque chose pouvait arriver entre nous. Ça allait juste rester de même, puis je me lasserais sans doute et passerait à autre chose. Mais, c’est arrivé.

J’ai perdu le contrôle un soir d’hiver quand j’ai accepté de venir chez toi, chez vous. J’en était pas tout de suite consciente, mais c’est à ce moment là que j’allais tomber. Et pas sûr que je me relèverai.

Si seulement ça avait été du mauvais sexe. Du sexe égoïste. Celui que les filles détestent. Mais non. Tu as été parfait. Tous tes gestes étaient contrôlés à la perfection.

Après cette nuit, tu m’as laissée de même. Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé qu’il ne s’agissait que de sexe et rien d’autre. Pour toi ça a toujours été clair dans ta tête. Notre rencontre n’a eu aucun impact sur ta vie. Et je n’avais pas le droit d’en attendre plus de ta part.

Quand tu me voyais, tu continuais ton petit jeu de séduction. Parce que oui tu aimes ça te sentir regardé, désiré, aimé. Et moi, j’étais là, pendant des mois, en attente de toi. Puis, quelques mois plus tard, je suis retombée.

Je ne te blâme pas. Je m’en veux juste d’avoir été si vulnérable et de n’avoir pu rien contrôler. J’étais l’autre, toujours avec l’espoir que tu l’as quittera pour moi. Puis c’est arrivé, tu l’as quitté. Mais tu ne l’as pas fait pour moi. Tu l’as juste fait pour toi.

On a joué, et j’ai perdu.

Au bout d’un certain temps, j’ai aussi compris t’avoir utilisé. À ma guise. Cette fois ci, j’ai laissé derrière moi toutes mes attentes, pour juste profiter du moment présent. En fait, j’ai juste pris ça relax et c’est devenu juste du sexe, pour moi aussi.

Match nul.

Après deux ans, j’ai finalement acceptée de ne pas être celle qui te donne des papillons au coeur. J’ai aussi compris que le temps était bien trop précieux pour le gaspiller en vivant dans ces conditions, avec toutes ces suppositions. Que notre attirance physique ne suffira pas pour tenter un avenir à deux. Mon but n’était pas de te changer, bien au contraire. Reste comme tu es, tu es parfait. Tu ne l’es juste pas pour moi.

Mon coeur a juste besoin de reprendre son souffle.

La vie a continué son bout de chemin. Sans un mot. Comme si tout devait être évident. En route, je me suis un peu perdue. Sans regarder autour de toi, tu as joué la carte de l’ignorance, de l’égoïsme, et de la méchanceté. Masculine.

Tout s’est arrêté quand j’ai décidé de me respecter.

Fin du jeu. A tout jamais.