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Les 3 Trucs que je ne supporte plus depuis que mes hormones sont en grève

Les 3 Trucs que je ne supporte plus depuis que mes hormones sont en grève

Vous connaissez ce moment où votre propre corps devient un étranger qui refuse de vous obéir ?

Une nuit, vous dormiez paisiblement comme une sage.

Le lendemain, vous voilà réveillée en pleine sueur, le cœur battant, avec une colère sourde que vous ne reconnaissez pas du tout.

Mes hormones ont officiellement démissionné sans préavis, ni lettre de motivation d’ailleurs.

Après des mois de déni et de fausses excuses, j’ai décidé d’arrêter de faire semblant. Voici ma vérité toute crue.

Le début de la fin…

Cette aventure discrète a commencé par des signes que j’ai préféré ignorer, comme on repousse une facture en espérant qu’elle disparaisse toute seule.

Une fatigue plus lourde que d’habitude s’est installée sans prévenir, puis des sautes d’humeur que je justifiais allègrement par le stress du travail ou par la mauvaise qualité du café du matin.

Mes nuits sont devenues de moins en moins réparatrices, et je me suis surprise à compter les heures plutôt qu’à les traverser sereinement.

Un matin, pourtant, je me suis regardée dans le miroir avec honnêteté, et j’ai enfin compris une chose essentielle : ce n’était plus moi qui décidais de mon humeur.

Mes hormones venaient de prendre le pouvoir sans même organiser d’élection, et franchement, elles gèrent plutôt mal la boutique depuis leur installation.

Face à cette situation absurde et pourtant bien réelle, j’ai donc pris une décision radicale. J’ai fait une liste !

Attention, il ne s’agit pas d’une de ces listes pleines de bonnes résolutions propres sur elles, ni d’un inventaire de conseils bienveillants que l’on trouve dans les magazines féminins.

Non, absolument pas ! J’ai simplement noté, sur un coin de carnet, ce que je ne supporte plus au quotidien.

Chaque point me semble plus évident que le précédent à mesure que les jours passent, et je les assume pleinement aujourd’hui sans aucune honte.

1. Le calme avant la tempête

Premièrement, je ne supporte plus les gens qui me disent « détends-toi » avec cet air supérieur et compatissant.

Si une personne ose prononcer encore une fois cette phrase magique en agitant la main, je ne peux pas garantir sa survie sur le moment, et ce n’est absolument pas une menace en l’air.

Comment voulez-vous vous détendre quand votre propre corps vous balance du feu intérieur sans raison valable ni bouton d’arrêt ?

Quand votre cerveau décide de vous faire pleurer devant une simple publicité pour du papier toilette double épaisseur, comment voulez-vous rester calme ?

Cette petite phrase insolente résume tout ce que les autres ne comprennent pas : non, je ne peux pas « me relaxer » comme on ferme un robinet, parce que ce n’est pas un problème de volonté ou de mauvaise foi.

Il s’agit d’une véritable tempête hormonale que personne ne m’avait expliquée à l’école, ni chez le médecin d’ailleurs.

2. La mode stupide

Deuxièmement, les vêtements qui serrent sont devenus mes pires ennemis jurés, au même titre que les réveils trop bruyants et les embouteillages du lundi matin.

Ce jean ajusté qui me mettait parfaitement en valeur il y a encore un an à la même époque ?

Il traîne désormais au fond du placard, tristement froissé, comme un souvenir nostalgique d’une époque révolue que je ne retrouverai jamais.

Aujourd’hui, mon dressing entier est lui aussi en grève solidaire, et je dois avouer que je ne lui en veux pas du tout.

Je ne porte plus que des leggings extensibles, des pantalons à taille élastique qui ne me laissent aucune marque, des robes amples qui ne touchent même pas mon ventre gonflé, et des pulls tellement larges qu’on pourrait y cacher deux personnes.

Quelle libération incroyable, quel souffle de liberté inattendu !

Fini les ceintures qui marquent la peau rouge, finies les bretelles qui tombent sans cesse, fini le soutien-gorge avec armatures qui me donne envie de pleurer dès dix-sept heures.

Mon corps change chaque mois, parfois chaque semaine, alors mes vêtements doivent absolument changer avec lui.

Un point, c’est tout, et je refuse désormais de culpabiliser pour ça.

3. Tout m’énerve

Troisièmement, il y a tout le reste, et ce « tout le reste » mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

Je pèse mes mots lorsque j’écris cette expression, parce que la liste est longue et que personne n’a vraiment envie de la lire en intégralité, moi la première.

Les nuits interminables où je me réveille à trois heures du matin, les draps trempés de sueur, sans aucune raison valable ni même un cauchemar pour m’expliquer ce désastre.

La fatigue absurde qui s’installe chaque jour vers quatorze heures et qui me donne l’impression d’avoir couru un marathon alors que je suis simplement restée assise sur une chaise.

Les oublis constants qui émaillent mes journées : la clé de la porte restée sur la serrure, le rendez-vous chez le dentiste complètement zappé, le prénom du voisin que je croise chaque matin depuis trois ans sans jamais m’en souvenir.

Les sautes d’humeur express qui me font passer de la joie la plus vive à la rage la plus sombre en trente secondes chronométrées, sans aucun signal intermédiaire.

Et surtout, je ne supporte plus les phrases assassines du genre « tu exagères », les « c’est dans ta tête » prononcés d’un air savant, les « à ton âge, c’est normal » qui n’expliquent rien et qui soulagent encore moins.

Tous ces petits riens forment un cocktail explosif, et je n’ai plus la force de faire bonne figure devant un public qui ne comprend pas.

Le zen perdu

Alors voilà où j’en suis aujourd’hui, après des mois de lutte silencieuse et de fausse sérénité.

  • Je n’ai plus l’énergie d’être aimable en permanence, et c’est une excellente nouvelle.
  • Je n’ai plus envie de sourire mécaniquement quand mon propre corps est en guerre contre moi-même, ni d’expliquer pour la énième fois pourquoi je n’ai pas bien dormi.
  • Je n’ai plus la patience d’écouter des conseils non sollicités venus de personnes qui n’ont jamais vécu ça de leur vie.

Et pour être parfaitement honnête avec vous, cette libération soudaine me fait un bien fou, un bien immense, un bien que je n’aurais jamais imaginé possible il y a encore six mois.

Conclusion

Je ne suis plus la même femme qu’il y a cinq ans, et c’est très bien comme cela, vraiment.

Mes hormones sont en grève, mais moi, j’ai décidé de continuer à avancer chaque jour.

Avec humour, avec colère parfois, mais jamais en me faisant petite pour rassurer les autres ou pour éviter de déranger.

Et vous, quel est le petit truc du quotidien que vous ne supportez plus depuis que votre corps a décidé de changer les règles sans vous demander la permission ?

Dites-moi tout ici, je suis là pour lire vos réponses et ne pas me sentir seule.

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